« On vient de s’apercevoir que ça fait pile un an qu’on tourne avec l’Ultra-sex. Nous avons eu une alerte sur Facebook ! »

Rencontrés à l’occasion de la promotion de Vampires en toute intimité, dont ils viennent de surperviser le doublage français, Nicolas Charlet et Bruno Lavaine nous ont également accordés quelques mots sur A la recherche de l’Ultra-sex, concocté il y a un an pour les 30 ans de Canal+, sous le nom Message à caractère pornographique, en écho à leur format court culte. 

Souvenez-vous, AlloCiné s’était invité dans les coulisses de cet objet filmique (cf notre reportage ci-dessus), un hommage humoristique à la production pornographique. Programmé à ses tous débuts sur Canal+, le film a depuis connu une longue carrière en salles, qui se poursuit toujours aujourd’hui, comme nous l’ont indiqué Nicolas et Bruno, ainsi que le producteur du film David Frenkel (Synecdoque). Plutôt que de programmer le film de façon « classique » à une date de sortie définie, A la recherche de l’Ultra-sex a fait une tournée des festivals et montré dans de nombreuses salles de province, sous forme de projection spéciale, afin de « créer un rendez-vous avec les spectateurs », comme le souligne David Frenkel. 

« Créer un rendez-vous avec le spectateur »

« On a dû aller dans une vingtaine de villes en province, indiquent Nicolas et Bruno. Mais le film a aussi été projeté sans nous, dans une quinzaine de villes. On a fait pas mal de festivals, poursuivent-ils, comme des projections de minuit et des choses de ce type. Nous avons aussi fait le Festival de Groland à Toulouse, c’était de la folie. Poelvoorde était président du jury, on a passé une journée et une nuit à rigoler. Il nous a chauffé la salle. Il s’est foutu de notre gueule avec nos costumes de robots. ‘Je vous ai connu, vous étiez réalisateurs et maintenant vous faites des spectacles de rue déguisés en robots minables !' »

Car pour accompagner les projections du film, Nicolas et Bruno ont opté pour des tenues de robot, en référence aux Daft Punk évoqués dans le film. Et ont imaginé des animations autour du film : « On a un atelier pratique qui s’appelle « Toi aussi deviens doubleur de films de boule ». On reconstitue les conditions d’un studio de doublage avec une bande rythmo en dessous. Les gens s’essayent au doublage et y arrivent vachement bien ! », sourit le duo de réalisateurs. L’idée étant de rendre la projection interactive et créer une « expérience collective », comme nous le précise son producteur.

De Canal+ à Hollywood Boulevard

Dernier événement en date de cette longue tournée : le rêve américain ! « On a tourné aux Etats-Unis, à Austin. On s’est retrouvé dans un festival de malades, en plein milieu du Texas, avec des mecs de 160 kilos, 2 mètres de haut, recouverts entièrement de tatouages, avec des cheveux bleus et des grandes barbes. Et des voix de Seth Rogen disant ‘awesome’. »

Et d’ajouter : « Ca se passait dans un cinéma hallucinant. Il y avait des petites tables comme dans un amphi, on s’est dit ils sont super sérieux, ils prennent des notes et tout, et en fait pas du tout : c’est un restaurant avec des écrans géants. Ils servent à bouffer dans la salle. Ils bouffent des tacos et des hamburgers énormes, avec du cheddar fondu et des pintes de bière, avec une nuée de mecs qui te servent dans le noir. Le film a été super bien reçu, c’était génial. C’était le meilleur endroit pour projeter notre film, comme un centre hippy punk 2.0 texan ! » Le film a également été projeté au Beyond Fest à l’Egyptian Theater sur Hollywood Boulevard.

« C’est un peu une blague qui n’en finit pas, conclut le duo. A l’origine, on a fait ça pour les 30 ans de Canal, et au final on se retrouve dans des salles de cinéma, à faire nos spectacles de robot, et rencontrer le public. »

Après ce premier anniversaire, la vie du film se poursuit de plus belle en salles. A Paris, le film est projeté au Luminor jusqu’au 14 novembre, avant de passer le relais au mythique Studio Galande, où le film sera projeté juste avant l’indétronable Rocky Horror Picture Show, à partir du 20 novembre prochain, tous les vendredis et samedis à 20h30. 

En province, le film est programmé au Dietrich à Poitiers, au Mercury à Nice et sera également projeté au Pandora d’Avignon, à l’Absurde Séance à Nantes le 17 novembre, au cinéma Le Castillet à Perpignan, au Bel Air à Mulhouse à partir du 12 décembre, à l’Utopia à Toulouse le 31 décembre, puis à partir du 15 janvier 2016 pendant 5 semaines. Le film sera également présent aux Variétés de Marseille, selon les informations que David Frenkel nous a communiquées.

A l’international, le film sera programmé en novembre à l’Ithaca Intl Film Festival dans l’Etat de New York, ainsi qu’à Bogota au Cinema Zombie et en Allemagne au Fest Intl du Film Francophone de Tubingen Stuttgart. 

En attendant une version américaine ?

Outre cette longue tournée, Nicolas et Bruno rêvent d’une version doublée en anglais. « Notre projet secret qui n’est plus tellement secret, c’est de faire une version américaine de l’Ultra-sex, doublée en américain. Nous aimerions proposer à deux acteurs américains qu’on adore de reprendre les voix. On ne peut pas encore le dire, mais il se pourrait que ce soit énorme. » Impossible d’en savoir plus sur les comédiens convoités pour l’heure… A suivre !

>>> En savoir plus : A la recherche de l’Ultra-sex à l’honneur de la chronique matinale de Rebecca Manzoni sur France Inter

A la recherche de l’Ultra-sex : la bande-annonce

A la recherche de l’Ultra-sex Bande-annonce

 



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