Bienvenue sur Android, LG

En 2009, LG s’unissait au système d’exploitation Android, encore très jeune (presque en couche-culottes) mais déjà porteur d’un immense potentiel. Le LG GW620, plus connu en tant que LG Eve, fut le premier smartphone LG à sortir sur notre système d’exploitation favori. Ses caractéristiques principales étaient un écran tactile de 3 pouces, le WiFi, un GPS, une connectivité 3G et un clavier QWERTY coulissant du côté gauche. Il était doté de 150 Mo de mémoire et d’une rainure pour cartes microSD jusqu’à 32 Go.

La naissance de la famille Optimus

Un smartphone était insuffisant et il fallait suivre le rythme des autres constructeurs. C’est ainsi que le LG Ally sortit en 2010, commercialisé par Verizon. Dans le même temps, le LG Optimus One faisait son arrivée. Il est apparu avec la version 2.2 d’Android (Froyo). Ce premier Optimus possédait une batterie 3,2 », 170 Mo de mémoire interne et un slot pour cartes microSD jusqu’à 32 Go.


Le LG Optimus One, premier de la famille. © LG

Cette même année, le LG Optimus Q (écran 3,5 pouces, réception TV, clavier QWERTY coulissant) sortit sur le territoire coréen, en même temps que le LG Optimus T (exclusivement réservé pour T-Mobile) et le Optimus S (exclusivement réservé pour Sprint) sur le marché américain.

La technologie 3D envahit les écrans

En 2011, LG décida de se différencier d’une manière plus agressive en sortant des mobiles qui se démarquaient de la concurrence. Le premier d’entre eux fut le LG Optimus 2X, le premier à incorporer un processeur double cœur (le Nvidia Tegra 2). Il était très prometteur sur le papier, mais le processeur se révéla malheureusement décevant. Cependant, ce smartphone est entré dans l’histoire comme étant le premier à proposer un processeur double cœur.

Peu après, LG se fit définitivement remarquer en sortant le LG Optimus 3D. Il était doté d’un écran 4,3 pouces avec une résolution de 800 x 480 pixels, d’une technologie 3D sans lunettes, d’un processeur TI OMAP double cœur et de deux appareils photo dorsaux de 5 megapixels, qui pouvaient prendre des images et des vidéos en 3D stéréoscopique avec résolution HD. Il était prometteur, mais fut un fiasco en terme de ventes.

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Le LG Optimus 3D était le premier à embarquer une technologie 3D, même si le résultat fut assez décevant. © LG

Avant la sortie des deux mobiles dont nous vous parlions à l’instant, le LG Optimus Black avait déjà fait son arrivée. Son principal atout était son écran NOVA (doté d’une luminosité très haute pour l’époque). Il prétendait également être le smartphone le plus mince du marché, avec son épaisseur de 9,2 mm (qui paraît aujourd’hui bien gros).

L’assaut de LG sur le haut de gamme et son premier Nexus

L’année 2012 marqua l’arrivée de LG sur le haut de gamme Android. Le LG Optimus G fit son arrivée cette année, premier de la marque à embarquer un processeur 4 cœurs. Il était remarquable par sa partie arrière en verre qui reflétait des formes différentes selon l’angle de la lumière . Il possédait également une mémoire interne de 32 Go, bien qu’il était possible d’étendre avec des cartes microSD. Comme tout bon smartphone haut de gamme, il possédait un processeur 4 cœurs (la version quad core du Snapdragon S4 Pro), 2 Go de RAM et un écran True HD IPS de 1280 x 768 pixels. Cet écran fut encensé par la critique !

Peu après, la version phablette fit son arrivée : le LG Optimus G Pro, qui prétendait entrer en compétition avec la gamme Note de Samsung. Cette bête de course était dotée d’un écran Full-HD de 5,5 pouces, d’un processeur Snapdragon 600, de 2 Go de RAM et d’une batterie généreuse de 3,140 mAh. Mais en plus de ne pas connaître le succès attendu, le mobile tarda trop à arriver en Europe et se fit dépasser par la concurrence. La famille Optimus L fut créée cette même année, avec 3 modèles : le Optimus L3 (d’aspect carré et le plus petit de tous), le Optimus L5 et le Optimus L7 (le plus avancé de tous). Cette famille naquit pour combler le marché du milieu et du bas de gamme.

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Le Nexus 4 fut une véritable bombe, un mobile haut de gamme à prix dérisoire. © ANDROIDPIT

A part tout cela, la révolution de LG fut le Nexus 4, leur premier smartphone en collaboration avec Google. Son design et la majorité des spécificités étaient calquées sur celles de l’Optimus G, mais la principale différence réside dans la mémoire interne, de 8 Go (même si une version 16 Go a également été commercialisée) au lieu des 32 Go de l’Optimus. Il fallait l’acheter directement sur le Google Play, ce qui, ajouté à la limitation des quantités produites, a occasionné une rapide rupture de stock chez le fabricant.

Adieu à l’appellation Optimus, bienvenue au bouton arrière

En 2013, après de nombreuses rumeurs, un smartphone haut de gamme au design curieux fit son arrivée : le LG G2. Ce fut le premier smartphone à perdre le nom d’Optimus, et il était venu pour affronter les plus grands. Un écran de grande qualité (encore meilleur que celui de l’Optimus G) et les boutons sur la partie arrière firent de ce smartphone une révolution. Son hardware, à la hauteur des expectatives, proposait un processeur Snapdragon 800, 2 GB de RAM, 16 Go d’espace de stockage sans slot pour les cartes microSD, un écran IPS de 5,2 pouces avec résolution Full-HD et une bonne batterie de 3000 mAh.

LG a donné beaucoup d’importance à la technologie G-RAM, qui permettait d’économiser l’énergie. Lorsque l’écran était inactif ou statique, le téléphone effectuait une capture d’écran pour permettre un affichage avec une consommation moindre d’énergie. Le bouton arrière fut très critiqué, mais s’avéra relativement pratique à l’usage. L’appareil photo reçut également d’excellentes critiques avec ses 13 mégapixels. Mais le plus important de tout, c’est que LG s’était enfin risqué à innover sur le marché.

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Le LG G2 fut la grande révolution de LG en 2013. © LG

Le Nexus 5 fit également son arrivée la même année, seconde collaboration entre LG et Google et second franc succès. Il possédait le même hardware que le haut de gamme de LG G2 (sans le bouton arrière), mais avec un écran légèrement plus petit (4,95 pouces), un appareil photo à la résolution moindre et une batterie de 2 300 mAh, qui a donné comme résultat une autonomie moindre à un prix de 349€ (399€ pour la version 32 Go).

A la fin de l’année, LG a encore franchi un pas dans la prise de risque en sortant un smartphone à l’écran semi-flexible et incurvé. Le LG G Flex cachait également une fonction intéressante : la partie arrière pouvait « guérir » des rayures ! Avec un hardware quasi-identique à celui du LG G2 et un écran 6 pouces en définition HD, ce smartphone brillait grâce à son écran flexible.

Le premier LG avec écran 2K

Après une année 2013 fabuleuse pour le constructeur avec le LG G2 et le Nexus 5, la compagnie coréenne ne voulait pas freiner l’innovation en 2014, et s’est encore surpassée par rapport à l’année précédente. En matière de puissance, le LG G3 était doté d’un Snapdragon 801 et son écran atteignait les 5,5 pouces en définition QHD. La batterie était amovible et le mobile était doté d’un emplacement pour cartes microSD.

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Le LG G3 a donné naissance à l’autofocus laser. © ANDROIDPIT

Il n’obtint malheureusement pas des critiques aussi positives que son prédécesseur, à cause de ses performances en-dessous des expectatives, même si l’autofocus laser faisait des merveilles. Le successeur du LG G Flex apparut également en la personne du G Flex 2, doté du nouveau processeur Snapdragon 810 qui surchauffait trop, d’un écran légèrement plus petit que son prédécesseur malgré une résolution accrue (5,5 » FullHD). Il ne fut commercialisé qu’en 2015.

L’actualité

Après avoir commencé l’année 2015 en commercialisant le controversé LG G Flex 2, la firme coréenne lança le LG G4. La version avec coque arrière en cuir très critiquée (surtout pour sa mauvaise durée de vie) ne fit pas l’unanimité, mais il ne s’agissait heureusement pas de la seule innovation apportée par LG. Le LG G4 était légèrement incurvé, et son appareil photo était tout simplement excellent.

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Le LG G4 était légèrement incurvé. © ANDROIDPIT

Samsung avait posé la barre très haut avec le Galaxy S6 en matière d’appareil photo, mais LG était clairement de taille à rivaliser sur ce terrain. L’appareil photo du G2 enterrait la concurrence. Son mode manuel était excellent, ce qui a ravi de nombreux utilisateurs. Son hardware était normal pour du haut de gamme, avec un processeur Snapdragon 808 (de 6 cœurs, une version inférieure au 810 et sans la surchauffe), 3 Go de RAM, 32 Go d’espace de stockage extensible, une batterie de 3.000 mAh et un écran de 5,5 pouces avec définition QHD. Quand à ses performances, elles n’atteignaient pas celles des terminaux haut de gamme Samsung mais restaient extrêmement correctes.

Le Nexus 5X fut présenté il y a peu. Il ne semble pas de taille à faire oublier le Nexus 5, et ne propose pas un excellent design contrairement au Nexus 6P de Huawei. Avec un prix élevé (479 euros pour sa version la plus économique), ce smartphone ne devrait pas révolutionner le marché comme son prédécesseur.

Leur possible futur

Le LG V10 devrait prochainement sortir à la vente (hélas pas sur le marché français mais dans quelques autres pays européens), un téléphone doté d’un écran secondaire et de deux appareils photos frontaux, indiquant la volonté de LG de se démarquer. La compagnie coréenne est souvent imprévisible, recherchant l’expérimentation afin de proposer de nouvelles fonctionnalités.

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Le design élégant du nouveau LG V10. © LG

Pour ma part, j’aimerais qu’ils se focalisent sur les haut parleurs avants que la firme réussit d’ordinaire bien. Les capteurs d’empreintes digitales devraient également faire partie des futurs modèles. Le processeur devraient être amélioré ainsi que les écrans. Et en termes de nouvelles fonctions ? LG est généralement imprévisible, il ne faudra donc pas s’étonner si le téléphone intègre un second lecteur d’empreintes digitales ou un troisième écran.

Connaissiez-vous l’histoire de LG ? De quoi pensez-vous que son futur sera fait ?



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