Aperçu : Age of Empires World Domination – La stratégie de l’échec ?

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Lorsque l’on évoque les grands noms du jeu de Stratégie, il y a de grande chance qu’Age of Empires figure en bonne place dans les titres qui ont marqué l’histoire du jeu vidéo. Créé en 1997 par Ensemble Studios pour le compte de Microsoft, ce STR a sans aucun doute figuré sur une bonne partie des ordinateurs de l’époque. Extrêmement apprécié par les joueurs, la franchise a connu son apogée avec la sortie d’Age of Empires 2 qui raffinait à l’extrême les principes établis par son prédécesseur. Depuis, et malgré un troisième épisode sorti en 2005, la franchise est peu à peu tombée en désuétude, et à déserté nos machines au profit de STR toujours plus pointus. Néanmoins, la licence n’est pas morte, et c’est sur mobiles qu’elle entend bien reconquérir le cœur des joueurs. Après un Age of Empires: Castle Siege qui lorgnait plus du côté de Clash of Clans qu’autre chose, c’est Age of Empires : World Domination qui s’apprête à pointer le bout de son nez. Lancé pour le moment uniquement à Singapour et aux Philippines afin de réaliser quelques tests grandeurs nature, le titre emprunte comme son prédécesseur la forme d’un Free to play tout en s’éloignant un tantinet de la formule clash-of-clans-like. Nous avons donc décidé de braver les frontières de l’App Store singapourien afin de mettre nos mains sur le jeu, et vous livrer quelques impressions à chaud.

Age of Empires : World Domination – L’avènement des Vikings

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Stratégie et temps réel


La ville dans toute sa splendeur (et ses timers assez pénibles).

De manière très simple, Age of Empires : World Domination se divise en deux parties distinctes, mais d’égales importances. Pour commencer, il faudra s’occuper de son camp de base. Après avoir choisi une civilisation parmi les huit proposées (Bretons, Celtes, Chinois, Francs, Huns, Japonais, Sarrasins et Vikings), et qui possèdent chacune des capacités propres, le joueur devra mettre en place le camp de sa peuplade. Comme c’était le cas dans le jeu original, il s’agira ici de construire des producteurs de ressources, des garnisons pour recruter des soldats, ou divers bâtiments qui apportent des bonus tout aussi divers. La notion d’Ages, qui évolue en fonction des bâtiments construits est belle et bien présente, et permettra à la civilisation d’évoluer au fil du temps, afin d’obtenir des améliorations toujours plus puissantes. Ce petit côté gestion, même s’il ne demande pas grande attention de la part du joueur, s’avère assez plaisant dans la mesure où l’on peut agencer ses constructions comme bon nous semble, afin de créer la ville de nos rêves. Néanmoins, cette partie gestion souffre d’un écueil relativement important lié à la condition de free-to-play d’Age of Empires : World Domination, à savoir le temps. Les termes Temps et Réel de STR n’ont jamais été aussi à propos dans la mesure où chaque construction, du simple bâtiment au troufion de base prendra de quelques secondes à plusieurs minutes. Cette mécanique, très classique dans les free-to-play, ralentit énormément le jeu et empêche les joueurs peu désireux d’accélérer le processus en mettant la main au portefeuille, de progresser trop vite.

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En dézoomant lors des batailles, on obtient une bonne vue stratégique.

L’autre composante d’Age of Empires : World Domination repose sur les batailles en temps réel. Avant d’aller s’amuser sur le champ de bataille, deux étapes seront nécessaires. Tout d’abord, construire des bâtiments permettant de recruter des troupes, et de les accueillir. Ensuite, acheter des héros capables de mener lesdites troupes à la guerre. Si la première étape se fait naturellement dans le processus de développement de la ville, la seconde demandera d’aller faire un tour vers la boutique. Là, comme dans beaucoup de free-to-play, il sera possible d’acquérir un ou plusieurs héros, aléatoirement, en échange de l’une ou l’autre des monnaies du jeu, la monnaie premium assurant évidemment de meilleurs tirages. Une fois ces deux conditions réunies, le temps sera venu d’aller batailler. Et c’est là, en définitive, que le jeu prend tout son intérêt. Lorsqu’une bataille se lance, nous somme transportés sur une carte ou deux camps se font face. L’objectif, évidemment, est d’aller démolir le camp adverse, tout en protégeant notre base. Pour se faire, il faudra déployer ses unités en dépensant des points de ressource, et les envoyer au combat. Chaque unité coûte un certain nombre de ressources, et il faudra un certain temps pour les voir débarquer sur le champ de bataille. Charge à chacun d’établir sa stratégie d’attaque et de défense en fonction des unités qu’il aura développé dans sa ville. Au final, cette phase s’avère très sympathique, et cela doit beaucoup aux contrôles et à l’interface qui sont parfaitement adaptées au système de jeu. Tout se gère très simplement, et la carte offre une bonne visibilité y compris lorsqu’on dézoome au maximum afin d’avoir une vue d’ensemble du champ de bataille.

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Les héros, pierre angulaire des batailles.

Sur un plan technique, Age of Empires : World Domination demeure encore assez inégal. Si l’interface et l’ergonomie restent très efficaces, bien pensées et parfaitement adaptées à la fois au support mobile, et au STR, le titre souffre malgré tout de nombreux problèmes. Pour commencer, il est pour le moment très compliqué de jouer. Lors de notre test, nous avons dû faire face à de nombreux crashs inopinés, et ce, quand nous arrivions à nous connecter. Car à de nombreuses reprises, nous avons été obligés d’effacer le cache du jeu, et re-télécharger toutes les données. Il s’agit là de problèmes assez conséquents, qui handicapent vraiment le jeu, néanmoins, ce dernier étant encore en soft launch (Bêta ouverte), espérons qu’il ne s’agit là que de quelques errances qui seront dûment corrigées avant la sortie globale du titre. Reste l’aspect free-to-play qui demeure pour sa part plus problématique. Si la gratuité du jeu reste une très bonne nouvelle, le modèle employé ici, qui repose sur des timers pour étrangler la progression du joueur est pour sa part très désagréable, et vient un peu gâcher la fête. Et c’est bien dommage tant le reste du jeu s’avère sympathique.

  • Aperçu réalisé sur un iPhone 6.

Nos impressions

Après quelques heures passées sur cet Age of Empires : World Domination, difficile d’émettre un jugement définitif, qu’il soit positif ou négatif. D’un côté, les mécaniques de gameplay et tout le système de jeu s’avèrent très agréable à prendre en main. De la gestion du camp aux batailles en temps réel, on ne s’ennuie pas, et l’on s’amuse même à planifier ses différents mouvements en fonction du challenge à relever. D’un autre côté, il est presque impossible de ne pas tiquer devant les mécaniques purement free-to-play qui viennent quelque peu entraver la progression du joueur (timer pour la construction des bâtiments, héros premiums, etc). Difficile aussi de ne pas remarquer les problèmes techniques dont souffre le titre à l’heure actuelle. Il a en effet été très compliqué de tester Age of Empires : World Domination à cause de nombreux problèmes de connexion et autres plantage en règle de l’application. Je ne compte pas non plus le nombre de fois où j’ai dû re-télécharger les données du jeu. Néanmoins, il ne faut pas oublier que le jeu reste actuellement en soft launch, ce qui laisse encore pas mal de temps à KLab Games pour corriger le tir. Espérons maintenant que le studio ne prenne pas les retours des joueurs à la légère, et fasse le nécessaire pour rendre le jeu aussi propre que possible car cet Age of Empires mobile est plein de belles promesses pour les amateurs de STR désireux de s’adonner à leur passion sur mobiles.

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Rédaction de jeuxvideo.com

20 décembre 2015 à 16:02:02



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