Test : Badland 2 : Une suite pleine de potentiel

iOS

Sorti en 2014, Badland a bien vite su séduire le public comme la critique grâce à un principe simple, très efficace, et une direction artistique absolument fabuleuse. Détenteurs de nombreux prix, il a depuis accédé à la postérité en trouvant le chemin des consoles et du PC, un phénomène assez rare sur mobiles pour être souligné. Vu le succès de Badland, il est donc logique que Frogmind nous revienne aujourd’hui avec une suite, tout simplement nommée Badland 2. L’occasion pour nous de replonger dans cet univers magnifique, et de découvrir si le studio a su se renouveler, ou s’il se contente d’exploiter sans vergogne la recette de son succès.

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Pour rappel, et au cas ou vous n’auriez jamais tâté Badland, il s’agit d’un petit jeu orienté plates-formes, dans lequel le joueur doit aider une petite bestiole à échapper aux dangers qui peuplent la forêt où il habite. Notre « héros » se déplace en battant des oreilles, ce qui l’aide à flotter dans les airs, et ce, d’une simple pression du doigt sur l’écran. Ce gameplay minimaliste s’avère extrêmement efficace une fois en jeu, grâce notamment à un level design très bien pensé, et une bonne réactivité du personnage. De nombreuses mécaniques de jeu, et une difficulté croissante tout au long de l’aventure sont là pour renouveler l’intérêt tout au long des niveaux, tout comme de nombreux à-côtés (éditeur de niveaux, co-op). Et si jamais vous avez envie d’en savoir plus sur ce premier Badland, nous ne saurions trop vous conseiller d’aller jeter un œil sur nos test de la version IOS, et de la version GOTY sortie sur PC et consoles.

On prend les mêmes et on recommence (en mieux)


La verticalité des niveaux, l’une des nouveautés de cet épisode.

Pour cette suite, Frogmind a repris l’essentiel de ce qui faisait le charme du premier épisode, à savoir un gameplay aussi simple qu’efficace, un level design intelligent et à la courbe de progression bien pensée, et une direction artistique incroyable. Cependant, et c’est tout à leur honneur, les développeurs ne se sont pas reposés sur leurs lauriers et nous proposent ici une version améliorée de Badland. A commencer par le gameplay. Dans le précédent opus, le personnage se dirigeait d’une simple pression du doigt sur l’écran, qui lui permettait de battre des oreilles. Ici, les choses changent un peu, puisque l’écran est désormais divisé en deux zones distinctes, permettant non seulement de battre des oreilles, mais aussi d’imprimer une direction générale à notre bestiole selon que l’on appuie sur la gauche ou la droite de l’écran. Ce changement, aussi infime soit-il, influe énormément sur la manière dont on joue, octroyant plus de contrôle sur l’avancée du personnage, mais offrant aussi de plus grandes possibilités aux développeurs dans le level design. En effet, ce simple ajout permet d’introduire une certaine verticalité dans les niveaux, un tapotement alterné entre gauche et droite de l’écran permettant à notre avatar de s’élever vers le cieux. Il en résulte ainsi une plus grande variété dans les niveaux, et donc, un renouvellement de l’intérêt pour une formule déjà connue.

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La transformation en boule, qui change pas mal le gameplay.

Si l’on retrouve en grande majorité des mécaniques et pièges hérités du premier Badland (multiplication de l’avatar, réduction de la taille, accélération, etc), ce second épisode n’est pas avare de nouveautés en proposant notamment un nouveau type de métamorphose, qui change le gameplay du tout au tout. En effet, durant certains niveaux, notre petite boule volante se voit transformée en simple boule, incapable de voler, et devant se contenter de rouler au sol. Un état qui change radicalement la manière d’aborder les niveaux, les pièges, et la physique même du jeu. L’inertie et la gravité, que l’on ressentait déjà lors des phases volantes, prennent ici un tout autre sens, et l’on devra apprendre à les maîtriser pour continuer à progresser. Néanmoins, Frogmind a fait les choses très intelligemment, et l’on apprend à contrôler notre avatar rapidement, sans même y penser, simplement en parcourant le premier niveau qui utilise cette mécanique, un signe, une fois encore, de la grande qualité du level design.


Les arrières-plans sont vraiment de toute beauté.

Côté direction artistique enfin, difficile une fois encore de faire la fine bouche. Frogmind nous livre ici une prestation de haute volée. Graphiquement, ce second épisode en met plein les mirettes grâce la patte graphique si particulière qui avait fait le succès du premier. Les arrières-plans s’avèrent une fois de plus d’une rare beauté, offrant des visions saisissantes et pleines de mystères, que l’on ne cherche qu’à percer. L’animation quant à elle, s’avère fluide et harmonieuse, formant un tout parfait avec la partie artistique du jeu. La partie sonore n’est pas non plus en reste grâce à des bruitages et des pages musicales très douces, et là encore, en parfaite harmonie avec chaque action se déroulant à l’écran. Dans l’ensemble, Badland 2 s’avère très semblable à son prédécesseur, reprenant son principe pour l’améliorer, et livrer une prestation plus que décente. Néanmoins, et il est important de le souligner, ce second épisode offre pour le moment bien moins de contenu que Badland. L’éditeur de niveau, tout comme le mode coopération ont ainsi disparu, ce que beaucoup trouveront gênant, voire rédhibitoire, d’autant plus au vu de prix de l’application. Un propos que nous nuancerons malgré tout en rappelant que Frogmind a pour habitude de faire évoluer constamment ses jeux. Le Badland actuel est le fruit de nombreuses mises à jour et autres ajouts de contenus, une pratique qui devrait être renouvelée pour ce second Badland. Gageons donc que le Badland 2 auquel nous jouerons dans quelques mois n’aura plus grand chose à voir avec celui auquel nous pouvons jouer actuellement.

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  • Test réalisé sur un iPhone 6.

Les notes


+

Points positifs

  • Graphismes toujours aussi enchanteurs
  • Gameplay simple, mais très efficace
  • Ambiance sonore au top



Points négatifs

  • Peu de contenu pour le moment

Avec Badland 2, Frogmind nous livre une suite dans la droite lignée de Badland. Une fois encore, le studio nous livre une prestation qui en met plein les yeux et les oreilles grâce à une direction artistique enchanteresse. Si les compositions et bruitages qui habillent le jeu s’avèrent absolument ravissants, et en parfait accord avec ce qui se déroule à l’image, ce sont avant tout les arrières-plans qui frappent lorsque l’on joue au jeu. Pour ce second épisode, les artistes du studio se sont absolument surpassés, délivrant au joueur observateur une myriade de détails à observer. Côté gameplay, Badland 2 s’avère tout aussi efficace que son aîné. Le changement majeur de cette suite consiste en l’ajout d’un second bouton d’action qui offre de nombreuses possibilités. Les niveaux gagnent ainsi en verticalité, ce qui vient agréablement renouveler la formule. Si l’on devait formuler un reproche à l’égard de ce Badland 2, ce serait à n’en pas douter le peu de contenu qu’il propose pour le moment. Cependant, avant de le juger trop sévèrement, il ne faut pas oublier que Frogmind a énormément travaillé sur Badland, l’améliorant grandement après sa sortie grâce à de nombreuses mises à jour ajoutant une tonne de contenu. Il n’est donc pas interdit de penser que le studio procédera de même pour cette suite. Pour cette raison, et bien plus encore, Badland 2 est un titre qui vaut le coup.

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30 décembre 2015 à 13:56:00

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