FRANCE

En images : ce qu’il reste des hommages à Charlie sur les murs de Paris


© Chloé Rochereuil, FRANCE 24 | Des affiches à la mémoire des victimes de Charlie Hebdo sur la statue de la place de la République, janvier 2016.

Dernière modification : 08/01/2016

Un an après les attentats contre Charlie Hebdo et la prise d’otages de l’Hyper Cacher, France 24 est parti scruter les murs de Paris, pour voir si les hommages d’artistes ou d’anonymes étaient toujours visibles.

Au sommet de la statue de la place de la République à Paris, des affiches « Je suis Charlie », ternies par une année de pluie, de vent et de soleil, sont toujours là. Et ailleurs ? Au lendemain des attaques terroristes du 7 et 9 janvier 2015, artistes, graffeurs et anonymes s’étaient emparés des murs de la capitale pour rendre hommage aux victimes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Le livre « Le street art et Charlie », publié aux éditions Omniscience en octobre 2015, recense une partie de ces œuvres urbaines éphémères. France 24 est retourné sur ces lieux.

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À quelques pas du parc de Belleville, au bout de la rue de Transvaal dans le 20e arrondissement de Paris, la mère crayon et ses enfants de l’artiste Philippe Hérard n’a pas résisté au temps.

Dans la rue perpendiculaire des Couronnes, les visages en plâtre des journalistes de Charlie Hebdo ont été intervertis et lissés par le temps mais sont toujours là.

Même sort pour le graffiti « Je suis Charlie » d’un anonyme rue Dénoyez et le « Dare to be Charlie » de Mr One Tess, tous remplacés par de nouvelles compositions.

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À quelques pas de l’angle des rues Bichat et Alibert dans le 10e arrondissement, où des dizaines de personnes ont perdu la vie lors des attaques des restaurants le Petit Cambodge et le Carillon le 13 novembre dernier, le tag « LIBERTÉ » d’un anonyme rue Jacques Louvel-Tessier a disparu. Seuls subsistent quelques oiseaux rouges en cours d’envol.

En contrebas, quai de Valmy, la fresque « Charly Hebdo » (sic) a été remplacée par un gigantesque « Fluctuat nec mergitur » en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Même transformation pour le message du graffeur Seven sur le parvis du Centre Georges Pompidou dans le 4e arrondissement.

Quelques rues plus loin, le « Charlie » larmoyant d’un anonyme rue Saint-Merri a lieu aussi été repeint.

La « Marianne ensanglantée » de l’artiste Sada, boulevard de Charonne a été remplacée par des affiches de concerts.

Les mosaïques du plasticien Morèje de la rue Gaby Sylvia dans le 11e arrondissement et le pochoir bleu, blanc, rouge « Je suis Charlie » d’un anonyme à côté de la boucherie cacher « Maison David » dans le marais, sont demeurés intacts.

Effacé, remplacé, parfois intact, le street art « Charlie » a souvent subi les caprices du temps et de l’oubli.

Première publication : 08/01/2016



AFP – France 24