FRANCE

Roissy : les faux explosifs découverts sur un vol pour la Tunisie étaient un leurre américain


© Justin Sullivan, AFP, archives | Des colis Fedex à l’aéroport d’Oakland , le 13 décembre 2010.

Dernière modification : 28/01/2016

Des engins explosifs factices destinés à des exercices de sécurité ont été découverts par accident à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle par des salariés de Fedex. Ils n’avaient pas été informés du transport de tels colis.

Des employés de Fedex de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ont eu la peur de leur vie le 22 janvier dernier. En traitant des marchandises en provenance des États-Unis et à destination de la Tunisie, ces salariés de la compagnie américaine de fret ont découvert des engins explosifs factices. Un des colis s’est éventré dévoilant une cocotte-minute remplie de vis et de boulons.

Après un mouvement de recul, les salariés se sont rendus compte que le conteneur transportait d’autres dispositifs similaires, accompagnés de ce qui semblaient être des détonateurs, a raconté Frédéric Petit, représentant CGT du personnel de la compagnie.

Les employés ont alors alerté leur direction pour « danger imminent ». Des responsables sont arrivés sur place et ont ensuite tout vérifié, en passant les colis aux rayons X et en utilisant des chiens de détection d’explosifs.

D’après une source de sécurité aéroportuaire, « les colis étaient en réalité des leurres en partance pour l’ambassade des États-Unis à Tunis et destinés à des exercices d’entraînement ». »Ce genre de transit n’est pas courant mais se déroule parfois », a également expliqué cette source. « C’est simplement la première fois que l’un des colis s’ouvre ».

Droit de retrait des employés

« C’est irresponsable », a jugé Frédéric Petit, « surtout en plein état d’urgence » décrété après les attentats de novembre, tout en assurant que les employés n’avaient pas été mis au courant de ce type de fret. Les salariés de Fedex, selon le représentant syndical, souhaitent ainsi demander des comptes à leur direction ainsi qu’à la maison mère.

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Ils ont décidé d’exercer leur droit de retrait et souhaitent l’interdiction de ce genre de transits en France, du fait de la situation sécuritaire du pays.

Avec AFP

Première publication : 28/01/2016



AFP – France 24