Avant dernier mega-selfi…. C’était genial… Merci… Une salle de ouf….

C’est un film qui représente bien notre génération, de trentenaires, sur notre manière d’aborder -à travers notre entourage, la famille-la grossesse, l’accouchement, comment on vit de l’extérieur la grossesse de ses amis ou de sa fille. 

Les gens se retrouvent énormément et tant mieux !

J’espère que ça ne va pas s’arrêter aux avant-premières car c’est ça que je voulais faire : je voulais faire un film dans lequel les gens se retrouvent, malgré le fait que ce soit poussé dans la comédie. C’était important pour moi que ce soit ancré dans une réalité, même si les décors sont pop, qu’il y a beaucoup de couleurs, que les personnages sont dans des situations parfois incroyables. C’est très important qu’il y ait une vraie sincérité dans le jeu, c’est ça qui fait que c’est drôle. 

La sincérité passe aussi par l’écriture des personnages. Dans Joséphine s’arrondit, les femmes ne sont pas -comme souvent dans les comédies- de simples faire-valoir pour les hommes… J’imagine que c’est quelque chose auquel vous avez été sensible…

C’est d’ailleurs un des seuls trucs que je peux reprocher parfois à certaines comédies américaines que je trouve très forte, très bien. Les films de Jim Carrey par exemple sont des films dans lesquels il est formidable et où à côté on sert beaucoup la soupe.

Je voulais que tous les acteurs aient une vraie partition, un vrai parcours, avec des personnages touchants aussi. Pas juste servir la soupe à un personnage principal. 



Pour votre première réalisation, diriez-vous qu’il était plus simple de vous atteler à une suite, ou au contraire, il y a peut être plus de pression ? 

Non, je pense que c’est plus rassurant pour moi, parce que c’est un personnage que je connais bien, que j’aime beaucoup, qui est proche de moi.

C’est aussi parce que le couple que je forme avec Mehdi Nebbou est évident. Il y a une aisance qui fait que ça nous enlève déjà un travail. On n’a pas besoin d’apprendre à se connaitre, on a déjà cette proximité, cette complicité. C’est très con, mais on s’est déjà embrassés ! Le simple fait de ne pas avoir cette gêne là et d’avoir déjà cette complicité fait que notre couple existe ! 

Ce n’est pas plus facile car ça reste une énorme aventure et une grosse entreprise de faire un film, mais ça ne m’a pas fait peur.

En 2016, outre Joséphine s’arrondit, de nombreuses suites de comédies françaises sont attendues. Comment expliquez-vous cet engoument ?

Quand on aime des personnages, on a envie de les voir dans d’autres aventures. Dans le cas de Joséphine, c’est un personnage qui peut traverser énormément de choses. C’est comme Martine à la plage. En plus de ça, c’est un personnage dans lequel les gens se retrouvent énormément. Elle est déclinable dans plein de choses.

Joséphine est un personnage qui peut traverser énormément de choses. C’est comme Martine à la plage…

Je pense par exemple aux films de Pierre Richard qui n’étaient pas des suites en soi, mais il traversait plein de films. Ou les films de De Funès… Tous ces films des années 70-80 qui ont fait la gloire aussi du cinéma français. Ce n’est pas un mal, ce n’est un signe de manque de renouveau. Par exemple, je trouve ça beaucoup plus décevant du côté américain, où aujourd’hui il n’y a quasiment plus de création. On ne fait que reprendre pour faires des avants, des après… J’ai vu qu’ils allaient refaire Les Goonies, Gremlins, Ghostbusters… C’est beaucoup plus triste de refaire un film qui a déjà existé que de faire poursuivre les aventures d’un personnage qu’on a déjà aimé.

On fait le point sur les suites des comédies françaises en 2016 : 8 annoncées et 10 en tournage

Les comédies françaises en 2016 : pourquoi tant de suites ?

Propos recueillis au Festival de la comédie de l’Alpe d’Huez 2016




Cet article a trouvé sa source chez nos confrères AlloCiné

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