Réalisateur de « La Chambre des officiers », « Mon âme par toi guérie » ou encore « Drôle d’endroit pour une rencontre », où il réunissait Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, François Dupeyron est décédé ce jeudi 25 février à l’âge de 65 ans.

Nul doute que les personnes présentes à la 41ème cérémonie des César auront une pensée émue pour lui : nommé à huit reprises entre 1979 et 2002, et récompensé en 1985 et 1989 pour les courts La Nuit du hibou et Lamento, le réalisateur François Dupeyron est décédé ce jeudi 25 février des suites d’une longue maladie. Proche de Claude Berri, qu’il avait assisté sur ses derniers films à la demande des assurances avant de terminer son Trésor inachevé, il avait signé dix longs métrages dont le très beau La Chambre des officiers, passé par la Compétition cannoise en 2001.

Drôle de couple pour un premier long

Diplômé de l’IDHEC, Francois Dupeyron se fait un nom dès ses premiers courts métrages, notamment La Nuit du hibou et Lamento, qui remportent chacun le César du meilleur court métrage, respectivement dans la catégorie documentaire, en 1985, et de fiction, en 1989. La même année, il tourne son premier long métrage, Drôle d’endroit pour une rencontre qui réunit Deneuve et Depardieu et qui est nommé au César de la meilleure première oeuvre.

Après le demi échec d’Un coeur qui bat en 1991, il s’essaie au thriller fantastique avec La Machine en 1994, offrant par ailleurs à Didier Bourdon son premier rôle dramatique, puis tourne C’est quoi la vie? avec Eric Caravaca qu’il retrouve en 2001 pour La Chambre des officiers. Evoquant le destin des gueules cassées de la Première Guerre mondiale, le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2001 et permet à François Dupeyron d’obtenir une nomination comme meilleur réalisateur aux César l’année suivante.

A LIRE  Rocco Siffredi : quel spectateur de cinéma est-il ?

La chambre des officiers Bande-annonce

Auteur du scénario de tous ses films, François Dupeyron a également coécrit Le Fils Préféré avec Nicole Garcia ou encore Un pont entre deux rives pour Gérard Depardieu. En 2002, il s’attaque à l’oeuvre d’Eric-Emmanuel Schmitt, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, un succès théâtral qu’il adapte pour le grand écran avec la complicité d’ Omar Sharif en épicier philosophe, et un César du Meilleur Acteur à la clé pour le comédien, en 2004.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran Bande-annonce

François Dupeyron se penche ensuite sur l’immigration clandestine dans Inguelezi, affirmant ainsi son désire de cinéma social. En 2008, il adopte malgré tout un registre plus léger et réalise Aide-toi, le ciel t’aidera, où il dépeint avec tendresse le quotidien des habitants d’une cité. Après avoir terminé Trésor, ultime long métrage (inachevé) de Claude Berri, il revient sur grand écran en 2013 avec Mon âme par toi guérie, qui sera sa dernière réalisation, et qui lui avait valu de pousser un coup de gueule retentissant.

==> Une charge contre le financement du cinéma français

Un film dans lequel il dirige notamment Grégory Gadebois, acteur vu ensuite dans Au plus près du soleil (2015), dont François Dupeyron co-écrit le scénario avec le metteur en scène Yves Angelo.

Au plus près du soleil Bande-annonce




Cet article a trouvé sa source chez nos confrères AlloCiné