Par Éric Verhaeghe.

Ussr propaganda crédits Kent Wang (CC BY-SA 2.0)

La Nuit Debout continuait dimanche, place de la République, avec des discours réguliers de Frédéric Lordon. Voici un extrait de l’une de ses interventions incitant les participants à l’assemblée générale (très occupée à régler les questions d’intendance) à opérer une convergence des luttes.

Lordon a conclu son discours par un appel à rédiger la constitution de la République sociale, mettant hors-la-loi la propriété privée des moyens de production, en opposition à la constitution de la République bourgeoise.

L’interprétation du mouvement actuellement en cours est intéressante. Les acteurs de la Nuit Debout s’imaginent volontiers en Podemos français, et Lordon est un vieil adepte de ce mouvement ouvrier qui ressemble aux assemblées citoyennes rêvées durant la Révolution espagnole. Simplement, l’évolution de Podemos montre abondamment la distance qui le sépare du vieux marxisme-léninisme défendu par Lordon.

Il n’y a guère qu’en France où l’on voit des intellectuels payés par l’État et soutenus par la presse gauchisante imaginer que l’on puisse faire du neuf avec du très vieux, et que l’on puisse convaincre les salariés du privé de les suivre dans une aventure qui achèvera l’étatisation d’un système déjà très étouffant.

La suite est peut-être à venir.

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