Mauricio Macri, le président de l’Argentine, est plus que jamais au cœur du scandale des « Panama papers », son nom apparaissant dans les registres de deux sociétés offshore. Jeudi 7 avril, le procureur Federico Delgado a demandé l’ouverture d’une enquête concernant les liens entre M. Macri et des compagnies extraterritoriales, afin de vérifier si le chef de l’Etat avait omis de déclarer des revenus au fisc.

Le président de l’Argentine ne cesse de nier sa participation dans ces entreprises offshore, raison pour laquelle, argumente-t-il, il ne les avait pas mentionnées dans sa déclaration de patrimoine.

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Jeudi, il a de nouveau clamé son innocence et s’est engagé, au cours d’une allocution télévisée, à la transparence :

« Je transmettrai [vendredi] à la justice tous les documents nécessaires pour que le juge vérifie que ce que j’ai fait est correct et qu’il n’y a pas d’omission répréhensible dans ma déclaration de revenus de 2007 et 2008. »

« Je n’ai rien à cacher »

Sebastian Casanello, le juge saisi de l’affaire, doit maintenant déterminer s’il existe suffisamment d’éléments pour ouvrir une enquête. M. Macri se dit « serein » : « J’ai respecté la loi. Je n’ai rien à cacher. »

Mercredi, un député de l’opposition avait porté plainte pour évasion fiscale contre le président. Norman Martinez, partisan de l’ancienne présidente Cristina Fernandez et membre du parti de centre gauche Front pour la victoire, souhaite que soit mis au jour le rôle de M. Macri dans les deux sociétés offshore Kagemusha et Fleg Trading Ltd.

Le président de centre droit a été élu en novembre et a immédiatement engagé des réformes pour libéraliser l’économie argentine. Ces tourments judiciaires sont un revers important pour M. Macri, qui prône une lutte sans merci contre la corruption.