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Les électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 17 avril pour trouver un successeur à Jean-Marc Ayrault dans la 3e circonscription de Loire-Atlantique, aux mains de la gauche depuis 40 ans.

La candidate du Parti socialiste Karine Daniel est arrivée en tête, dimanche 17 avril, au premier tour de la législative partielle organisée dans la 3e circonscription de Loire-Atlantique pour remplacer Jean-Marc Ayrault à l’Assemblée nationale, selon des résultats définitifs. L’actuel ministre des affaires étrangères en était le représentant depuis 1986 et la gauche y est au pouvoir depuis 40 ans.

Avec 30,41 % des voix, Mme Daniel devance nettement son adversaire de droite, Matthieu Annereau (Les Républicains/UDI/MoDem), qui obtient 23,54 % des suffrages. Le taux d’abstention s’établit à 74,51 %.

« Plus que sauver les meubles »

« On est très clairement en tête, donc on peut dire qu’on fait plus que sauver les meubles », a lancé dans la soirée, la candidate socialiste, commentant les résultats à l’hôtel de ville de Nantes, entourée de la maire PS Johanna Rolland, dont elle est l’adjointe, et de M. Ayrault. « Ce n’est pas réellement une surprise, on sait que c’est une circonscription attachée aux valeurs de gauche », a-t-elle ajouté.

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Jean-Marc Ayrault y a été élu pour la première fois il y a trente ans, et y a été aisément réélu à six reprises, dont trois fois dès le premier tour, notamment en 2012, peu après son accession à la tête du gouvernement. Il avait alors obtenu 56,21 % des voix.

« D’avoir été mis nettement en tête par les électrices et les électeurs, c’est un signe qui est fort, c’est la volonté que cette circonscription reste à gauche même s’il y a encore un effort à faire et un effort de rassemblement », a déclaré le chef de la diplomatie française, en appelant notamment à un sursaut de participation.

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Le PS et EELV divisés par NDDL

Pour l’emporter, le PS devra notamment rallier les voix du candidat écologiste, Jean-François Tallio (17,05 %), qui relègue le Front national à la quatrième position (11,30 %).

La position d’EELV est « très claire » : « Il n’y a pas de possibilité d’un appel à voter pour une candidate qui soutient le oui au référendum [sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, prévu le 26 juin] et qui soutient la loi El Khomri », avait prévenu l’intéressé avant le premier tour.

Le candidat écologiste, qui a quasiment triplé son score de 2012 (6,18 % des voix), est arrivé largement en tête (33,53 % des suffrages) à Vigneux-de-Bretagne, commune limitrophe de Notre-Dame-des-Landes, et devance la candidate socialiste au Temple-de-Bretagne, autre localité située à proximité de la zone prévue pour le futur aéroport nantais.

Avec 23,54 % des suffrages, le candidat de droite Matthieu Annereau, actuel conseiller municipal d’opposition de Saint-Herblain, ancien fief de Jean-Marc Ayrault, améliore lui de six points le score obtenu en 2012 par l’UMP Annick Le Ridant (17,95 % des voix). « Je suis satisfait de mon résultat. (…) Il y avait onze candidats. Au second tour, c’est une élection complètement différente », a-t-il fait valoir.

Les socialistes ont connu une succession de déroutes − une quinzaine en près de quatre ans − à l’occasion d’élections partielles. Le groupe PS et apparentés ne compte plus que 285 députés depuis le départ de M. Ayrault aux affaires étrangères, soit moins que la majorité absolue à l’Assemblée nationale (289).

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