Par Nick Gillespie.
Un article de Reason

Barreaux By: GraniersCC BY 2.0

 

Bill Nye, appelé Science Guy en raison de l’émission pour enfants qu’il présentait sur PBS dans les années 1990, est d’accord pour emprisonner les gens qui remettent en question le changement climatique.

Voilà ce qu’il déclarait : « Il y a un effet dissuasif sur les chercheurs qui doutent fortement du changement climatique, et je pense que c’est bien. »

Interrogé sur l’affirmation du militant écologiste Robert Kennedy selon laquelle les climatosceptiques devraient être jugés comme criminels de guerre, la personnalité de télévision s’interrogea : « Nous verrons ce qu’il se passe ».

Dans une discussion à propos de l’action engagée par divers procureurs généraux contre ExxonMobil, action qui a conduit à des injonctions de think-tanks pro libre-marché comme le Competitive Enterprise Institute (CEI), Nye avait ceci à dire :

« En tant que contribuable et électeur, l’introduction de ce doute extrême concernant le changement climatique affecte ma qualité de vie en tant que citoyen public… Dès lors, je peux comprendre pourquoi des gens sont très préoccupés à ce sujet, et qu’ils s’engagent dans des poursuites criminelles aussi bien que des discussions comme celle-ci. […] Qu’il y ait un effet dissuasif sur les chercheurs qui doutent fortement du changement climatique, je pense que c’est bien. » (Bill  Nye, le Washington Times.)

Vous n’avez pas besoin d’être un partisan de la Terre plate pour penser que ce type d’attitude n’est pas forcément la bonne. La recherche fonctionne mieux lorsque les consensus sont atteints par la preuve et un accord large, pas par des menaces politiques et juridiques.

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Le correspondant scientifique de Reason Magazine, Ronald Bailey, note que l’injonction du CEI, qui vise 10 ans de correspondance interne et d’informations privées sur ses donateurs, découlait directement d’une conférence organisée par Al Gore et comprenant plusieurs procureurs généraux d’États. Leur cible principale est ExxonMobil, dont ils prétendent qu’il a menti au sujet de la science écologique. Mais comme Bailey, qui n’est pas vraiment d’accord avec le CEI sur de nombreux problèmes et politiques liés au changement climatique, le fait remarquer, « interdire les désaccords sur la manière d’interpréter la recherche mène vers le chemin périlleux du lyssenkisme, dans lequel seule la recherche approuvée officiellement est autorisée à être pratiquée et discutée ».

Et comme Glenn Reynolds, le professeur de droit de l’Université du Tennessee qui édite le site populaire Instapundit, l’a écrit dans USA Today, l’injonction visant le CEI est destinée à punir l’association à but non lucratif pour avoir reçu de l’argent de la part d’ExxonMobil, et cela bloquera presque certainement sa capacité à lever des fonds auprès de ses donateurs. Tout cela parce qu’ils ne souscrivent pas à la bonne façon de penser et d’agir contre le changement climatique prônée par les politiciens.

« Prescrire une telle orthodoxie semble être exactement ce qu’ils ont à l’esprit. Leur approche est, et j’utilise ce terme tout à fait délibérément, complètement non-américaine. En réalisant cette action, ils trahissent leurs serments professionnels, abusant de leur pouvoir et agissant contrairement à l’éthique en tant qu’avocats… Les défenseurs de la libre expression parlent déjà d’un boycott du tourisme aux Îles Vierges. Et partout les électeurs doivent se demander : si ces fonctionnaires de l’État ont un tel mépris pour les droits constitutionnels d’autrui, quelles seraient leurs prochaines cibles pour discours « inacceptable » ? »



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