En visite à Rennes, théâtre de violences depuis quelques semaines, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a réaffirmé dimanche 15 mai la fermeté du gouvernement contre les casseurs qui attaquent les forces de l’ordre et les biens en marge des manifestations contre la loi travail.

« Aucun territoire de France n’a vocation a être pris en otage par des activistes violents qui sont très loin des principes, des valeurs et du respect des institutions de la République. Ce qui s’est passé à Rennes depuis de nombreux mois, de nombreuses années, avec des tentatives d’intervention de ces activistes ici comme à Nantes et dans d’autres villes n’est pas acceptable ».

Au lendemain de l’incarcération d’un lycéen soupçonné d’avoir participé à l’agression d’un policier à Nantes, le ministre a affirmé sa « détermination totale » à ne pas laisser « des poignées d’activistes faire régner le désordre et la loi de la violence dans des villes et des quartiers où ne doit régner qu’une seule loi, celle de la République ». En réponse à la maire de Rennes, Nathalie Appéré, qui avait réclamé samedi à l’Etat « des moyens exceptionnels » après les dégradations commises en centre-ville, Bernard Cazeneuve a annoncé le maintien des renforts envoyés samedi dans la ville et l’affectation d’ici au 1er septembre, de 66 policiers et 22 gendames supplémentaires en Ille-et-Vilaine.

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51 condamnations depuis le début des manifestations

Après les violences de vendredi soir, les forces de l’ordre ont reçu des renforts qui leur ont permis de contenir sur leur point de rassemblement samedi quelque 700 manifestants qui entendaient défiler dans le centre-ville pour protester contre « les violences policières ».

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Félicitant les forces de l’ordre pour leur action, le ministre a précisé qu’il y avait eu 51 condamnations dans le cadre de comparutions immédiates depuis le début des manifestations en France contre le projet de loi travail. « Il y aura d’autres convocations devant les tribunaux et, je le dis ici, à Rennes, la fermeté sera totale », a assuré M. Cazeneuve, fustigeant des manifestants « qui s’en prennent aux biens […], à l’incarnation des services publics, à des équipements publics, et qui s’en prennent à des policiers et des gendarmes parce qu’ils portent l’uniforme ».