Il trépignait. Il pestait. Il râlait. Pendant la première période de la finale de la Coupe de France face à l’Olympique de Marseille au Stade de France, Zlatan Ibrahimovic n’était pas content et le montrait. Sevré de ballons grâce à un pressing adverse haut et efficace, le Suédois était transparent pour son dernier match sous les couleurs parisiennes.

Jusqu’à cette faute de Nicolas Nkoulou dans sa surface sur Blaise Matuidi à la 46e minute. L’arbitre, Clément Turpin, indiquait le point de pénalty. Le numéro 10 parisien se chargeait alors de le transformer en trompant Steve Mandanda d’un contrepied parfait à ras du sol, permettant à son équipe de mener au score (2-1).

Dix minutes après, il offrait même à Edinson Cavani le troisième but parisien. Après un bon pressing de Rabiot sur Isla, Di Maria servait Ibrahimovic plein axe. L’attaquant, sentant l’appel de Cavani sur sa droite, relayait à l’Uruguayen – invisible jusqu’alors – qui marquait d’un plat du pied rasant. Le break était fait.

Flottement de la défense

Pourtant, Marseille avait réussi une belle première mi-temps, en faisant déjouer le PSG. Peu importe si Blaise Matuidi avait ouvert très rapidement le score (3e minute) grâce à un centre tendu d’Angel di Maria après un débordement sur l’aile droite. Profitant du flottement de la défense marseillaise en général et de Karim Rekik en particulier, le tricolore n’avait aucun mal à reprendre au premier poteau le ballon de l’Argentin.

Les hommes de Franck Passi se ressaisissaient très rapidement et multipliaient les attaques, dominant même un milieu de terrain parisien laborieux en l’absence des Italiens Marco Verratti et Thiago Motta.

A LIRE  Hollande: "Mon action comme Président est d'abord celle de la protection"

C’est Florian Thauvin qui trouva la faille pour Marseille à la 12e minute. Après avoir récupéré le ballon dans l’axe à vingt-deux mètres, le milieu contrôlait et enchaînait avec une frappe à ras-de-terre, légèrement déviée par un tacle parisien. Salvatore Sirigu était battu (1-1).

Doublé

Peut-être un peu trop sûrs d’eux, les Parisiens étaient cueillis à froid et n’arrivaient pas à prendre le jeu à leur compte. Les Marseillais, eux, continuaient sur leur lancée offensive jusqu’à la fin de la première période.

Après la pause, un tout autre match commençait. Les quadruples champions de France, boostés par les deux buts d’Ibrahimovic et Cavani, haussaient – enfin – leur niveau de jeu. Les Marseillais, eux, paraissaient KO, multipliant les fautes. Et la sortie à la 81e minute sur blessure de leur meilleur joueur samedi soir, Florian Thauvin, n’allait rien arranger

Quelques instants plus tard, Zlatan Ibrahimovic s’offrait un doublé (83e). Servi idéalement par un Matuidi qui aura été étincelant de bout en bout, le numéro 10 disposait facilement de la défense marseillaise d’un tir croisé.

Dans un dernier baroud d’honneur, les Marseillais tentaient le tout pour le tout et réduisaient le score à 4-2, grâce à Michy Batshuayi (87e), bien aidé par des Parisiens qui semblaient déjà être dans l’après-match.

On peut les comprendre. L’essentiel n’était plus là. Tout le Stade de France n’attendait qu’une chose : la sortie de l’artiste. Ibrahimovic quitta la pelouse – et le PSG – à la 89e minute sous les applaudissements des 80 000 spectateurs.

A LIRE  Civic Tech : nouvelles chimères de la démocratie directe