Un communiqué de la ligue de défense des conducteurs

Big Brother By: Michael PereckasCC BY 2.0

Un article, inséré discrètement dans le projet de loi de modernisation de la justice, permettra aux forces de l’ordre d’utiliser les données fournies par les technologies embarquées dans les véhicules pour verbaliser les conducteurs. Outre le caractère profondément choquant de cette mesure liberticide, la Ligue de Défense des Conducteurs dénonce le déni de démocratie pratiqué par le gouvernement pour faire adopter ce texte, pour lequel une procédure accélérée a été engagée.

Une disposition passée presque inaperçue du projet de loi de modernisation de la justice, prévoit de donner l’accès aux « informations et données physiques et numériques embarquées du véhicule » aux forces de l’ordre. En clair, ces dernières pourront espionner et verbaliser en temps réel le comportement de l’ensemble des conducteurs grâce aux systèmes électroniques embarqués des véhicules. Bienvenue chez Big Brother !

Une mesure prise en catimini

Pour faire passer cette mesure hautement choquante, qui va désormais permettre la traque en continu de l’ensemble des conducteurs de France, en violant délibérément les libertés individuelles et la vie privée de ces derniers, le gouvernement a inséré cet article en catimini dans le projet de loi de modernisation de la justice. Et pour mieux court-circuiter toute opposition au sein de l’opinion publique et chez les parlementaires, pourtant représentants élus du peuple, les pouvoirs publics ont engagé une procédure accélérée sur ce projet de loi, ce qui lui permet de demander la réunion de la commission mixte paritaire après une seule lecture dans chaque assemblée.

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Face à ce comportement indigne, la Ligue de Défense des Conducteurs dénonce « un déni de démocratie manifeste, dont la seule vocation est de mettre en place un système de traque ultime, dans lequel le conducteur sera définitivement privé de sa liberté de circuler et ne servira plus que de chair à PV ».

Pour faire barrage à cette mesure révoltante, l’association, actuellement en contact avec les services parlementaires, prévoit d’ores et déjà des actions de protestation massive.



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