Par Phoebe Ann Moses.

Policiers by Michel G.(CC BY-NC 2.0)

Policiers by Michel G.(CC BY-NC 2.0)

On n’en est plus à un couac près, dans ce gouvernement : depuis 2012, cela n’a pas arrêté. Et cela recommence, cette fois c’est François Hollande qui s’y met.

Une cérémonie en hommage au couple de policier assassinés cette semaine a permis à François Hollande d’exprimer une nouvelle fois sa compassion (ce qu’il sait faire de mieux en mieux avec tout cet entraînement de commémorations) et la mise en oeuvre de nouvelles mesures à l’égard de la police.

Conserver son arme à tout moment

Outre le fait qu’il souhaite accorder aux forces de l’ordre le droit de conserver leur arme « à tout moment », ce qui est, reconnaissons-le assez novateur pour un socialiste prompt à enlever aux Français le droit de se défendre, il a ajouté :

« Il nous faut aussi éviter, autant que possible, que les policiers et les gendarmes soient identifiés et pris pour cibles par les malfaiteurs qu’ils ont mis hors d’état de nuire, ou par leurs complices. Des mesures seront prises pour garantir leur anonymat, et donc leur protection ».

Garantir l’anonymat !

C’est un  scoop : en 2012, il fallait pourtant que chaque flic, chaque uniforme risquant de créer un délit de faciès puisse être identifié au premier coup d’œil grâce à un numéro matricule bien visible. C’était même une promesse de campagne ! Mais finalement, il est dur, le mur de la réalité, quand on y est confronté ! Elle sont faciles, les idéologies, quand on ne voit les problèmes que depuis la rue de Solférino ou les ors de l’Elysée !

A LIRE  La liberté d’expression peut-elle déplaire ?

Et les autres Français ?

Alors que l’on risque d’accorder aux policiers le droit de garder leur arme chez eux suite à un fait divers, donc pour se protéger chez eux, pourquoi n’accorder ce droit qu’aux policiers ? La vie des autres pauvres citoyens ne compte-elle pas tout autant ? Pourquoi accorder ce droit à certains et pas à d’autres, sauf à admettre que la vie des uns n’a pas la même valeur que la vie des autres ?

Non, décidément, dans un état d’urgence qui n’en est pas un (les manifestations ne sont nullement interdites), on voit que ce gouvernement continue à naviguer à vue et à prendre ses décisions à la petite semaine. Cette dernière année de quinquennat s’annonce sous les même auspices que les quatre précédentes : ce sera une pluie d’annonces consternantes.



Article orginal