Le républicain Donald Trump a annoncé jeudi 21 juillet qu’il acceptait « avec humilité et gratitude » l’investiture de son parti pour l’élection présidentielle de novembre. « Ensemble notre parti retournera à la Maison Blanche, notre pays retrouvera sécurité, prospérité et paix. Nous serons un pays de générosité et de chaleur, mais nous serons aussi un pays où règne l’ordre public », a ajouté le milliardaire républicain, au tout début de son discours devant la convention républicaine réunie à Cleveland.

Le milliardaire a débuté son discours en insistant sur les questions de sécurité et de criminalité avant de critiquer violemment sa rivale démocrate, l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton :

« L’Amérique est moins en sécurité, et le monde plus instable, depuis qu’Obama a pris la décision de donner la responsabilité de la politique étrangère américaine à Hillary Clinton (…) C’est le bilan d’Hillary Clinton: mort, destruction et affaiblissement. »

Nos journalistes Gilles Paris et Pierre Bouvier suivent la convention en direct depuis Cleveland :

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L’ultime soirée de cette convention d’investiture tumultueuse a débuté peu après 19 heures dans l’immense salle omnisports du Quicken Loans Arena. Accrochés dans d’immenses filets au plafond, des dizaines de milliers de ballons rouges, blancs et bleus étaient prêts à être lâchés, selon une tradition solidement établie, à l’issue de l’allocution du candidat. Son discours est introduit par sa fille aînée, Ivanka.

Rite de passage

Rite de passage pour tout candidat à la présidentielle, le discours d’acceptation est un exercice à haut risque. Réussi, il peut être synonyme de rebond dans les intentions de vote. A l’approche du scrutin du 8 novembre, qui désignera le successeur de Barack Obama, l’avance de la démocrate Clinton dans les sondages s’est réduite.

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Invectivée avec une extrême virulence (« Enfermez-la! ») toute la semaine par les chefs et délégués républicains, cette dernière sera elle formellement désignée par son parti la semaine prochaine à Philadelphie. Attendant son heure – elle devrait dévoiler son colistier vendredi ou samedi depuis la Floride – elle s’est montrée relativement discrète ces derniers jours.

Son équipe a diffusé jeudi une vidéo qui rappelle opportunément d’anciens propos flatteurs du milliardaire à son égard: « Elle travaille très dure et je pense qu’elle fait du bon boulot », « Je connais Hillary et je pense qu’elle ferait une excellente présidente ».