S.O.S. Fantômes : le réalisateur Paul Feig répond aux questions des internautes

Question d’internaute : On dit que les actrices coûtent moins cher à Hollywood. Est-ce la raison pour laquelle vous avez choisi de faire un reboot féminin ?! Pourquoi ce choix ?

Paul Feig, réalisateur et co-scénariste : Le film originel était super : super idée. Ca a marché. Et la raison pour laquelle ça a marché, c’était ces quatre gars et ce super casting. Ils étaient très drôles. C’était les gars les plus drôles du moment. Et quand on est venu à moi, je me suis dit qu’il fallait aussi que je trouve la « dream team ». Il se trouve que les personnes les plus drôles que je connaisse sont des femmes, de super actrices avec qui j’avais déjà travaillé. Et donc, allons-y, prenons l’équipe la plus marrante possible !

AlloCiné : Une chose importante à souligner peut être à nouveau sur ce film : ce n’est pas une suite. En quelque sorte, vous recommencez l’histoire. Pouvez-vous nous expliquer en quoi ce film est lié aux précédents ?

Le film n’est pas lié aux précédents. C’est un véritable reboot. On repart à zéro dans un monde qui n’aurait jamais vu d’attaque de fantôme, où acune activité paranormale n’a été prouvée. On voit une équipe se former pour la première fois. On voit leur technologie être développée comme le pack à proton. 

Question d’internaute : Le film est censé être un reboot mais la bande-annonce explique qu’il y a 30 ans, des scientifiques ont essayé de sauver le monde. Est-ce une erreur de marketing ? 

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Ca, c’est une question chargée ! Le studio avait très envie de se positionner pour que le public ne croit pas que nous faisions comme si les autres films n’avaient pas existé, mais en même temps, le film est un reboot. Il faut reconnaitre que ça peut créer une certaine confusion. Mais voilà, c’est comme ça !

AlloCiné : Dans une précédente interview, vous avez affirmé que vous ne vouliez pas « salir » les précédents films, que vous aviez du respect pour la franchise. Qu’entendiez-vous par « salir » ?

Si vous faites une suite et que ça ne marche pas, ça a une incidence sur les précédents. Ou, vous pouvez dire « ces films sont uniques, on n’y touche pas » et dire « faisons un nouveau, en suivant le même principe, mais séparé des autres ». Pour moi, c’était la façon la plus respectueuse et dire ‘j’aime ces films, faisons-en un nouveau pour les nouvelles générations, mais avec notre propre regard ».

Question d’internaute : Vous avez dit à ceux qui n’aimaient pas la bande-annonce du film qu’ils étaient sexistes ou misogynes! Est-il possible de ne pas aimer votre film sans être qualifié ainsi ? 

Je n’ai jamais dit ça comme ça. Voilà ce qui se passe : les médias ont tendance à faire des raccourcis. Mais ce que je dis depuis le début, c’est que je comprends que les gens soient tendus, certains sont même très mécontents que nous fassions un remake ou un reboot, ou touchions à un classique. Si ce n’était pas moi qui faisait le film, je serais nerveux aussi. Mais il y a aussi une minorité de gens, misogynes, qui m’ont écrit des choses horribles sur Twitter depuis 2 ans. Ils ont opposés à un projet avec des femmes. Mais je n’ai jamais dit que les gens qui n’aiment pas cette bande annonce sont sexistes. Mais ceux qui vont contre les femmes, contre mon casting, en les attaquant, ceux là sont sexistes.

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AlloCiné : Toujours à propos des « haters », dans le film, il y a une citation de Melissa McCarthy, à l’encontre des haters. Etes-vous touché par ce sujet? Prêtez-vous attention à ces messages ou vous préférez ne pas les lire ?

Pendant longtemps, et jusqu’à récemment, je n’aurais jamais bloqué qui que ce soit, parce que je veux savoir ce que les gens pensent, ce qui peut les décevoir, ce qu’ils n’aiment pas. Mais en même temps, je suis humain. Ca me peine quand les gens m’attaquent. Principalement parce qu’ils attaquent quelque chose qu’ils ne connaissent pas. Je sais que ce qu’ils affirment est faux car je sais comment est le film. Donc oui, il y a deux petits moments dans le film à l’égard des haters. On avait même envisagé plus, mais c’était suffisant; nous n’avions pas besoin de plus. Je ne veux pas accorder trop d’importance aux haters. Car, honnêtement, ce n’est qu’une toute petite fraction de la population. Mais c’est le problème d’Internet : ce sont ceux qui crient le plus fort qu’on entend.

L’interview en vidéo :



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