Alexandre ce soir sur D8 : Tom Cruise et Brad Pitt pressentis, un projet concurrent avorté… Tout sur le film !

De quoi ça parle ?
La vie d’Alexandre le Grand, narrée par Ptolémée : de son enfance à sa mort, des cours d’Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l’intimité aux champs de bataille. Fils du roi Philippe II, il soumit la Grèce révoltée, fonda Alexandrie, défit les Perses, s’empara de Babylone et atteint l’Indus pour établir à 32 ans l’un des plus grands empires ayant jamais existé.



1. Les origines du projet

Le réalisateur Oliver Stone, qui s’est déjà attaqué à deux grandes personnalités politiques (les présidents des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy et Richard Nixon dans JFK et Nixon) et à une icône de la musique rock (Jim Morrison dans Les Doors), avoue qu’adapter la vie d’Alexandre représentait son plus grand défi à ce jour. Près de quinze ans après avoir commencé à travailler sur le sujet, il peut enfin donner naissance à sa vision du conquérant et mettre l’accent sur une période particulière de sa vie : « Les dernières années de la vie d’Alexandre, au cours desquelles se produisirent certains des événements les plus intéressant et les plus importants, sont restés ignorés dans le film de Robert Rossen. Bien sûr, il n’y a pas de certitudes quant à ces huit années de conquêtes. Pour reconstituer ce que fut la vie d’Alexandre, on ne peut, au mieux, que présumer. (…) On a de bonnes connaissances historiques – pas énormément, mais suffisamment – pour justifier ce que nous avons écrit dans le scénario. »

Pour donner le maximum d’authenticité à son Alexandre, Oliver Stone a fait appel à Robin Lane Fox en qualité de conseiller historique. Ce dernier, professeur d’Histoire de l’Antiquité à Oxford, est l’auteur de la biographie Alexandre le Grand, publiée en 1974. Stone s’est en outre adjugé une nouvelle fois les services de son conseiller militaire fétiche Dale Dye (Il faut sauver le soldat Ryan), avec lequel il avait notamment déjà travaillé sur Platoon, Né un 4 juillet et JFK.

2. Ils étaient pressentis

Avant que Colin Farrell ne soit finalement désigné pour incarner Alexandre, Oliver Stone envisagea Tom Cruise puis Heath Ledger dans le rôle. Pour le rôle de Héphaïstion (Jared Leto), c’est Brad Pitt qui était le mieux placé mais il refusa de participer à l’aventure en raisons de divergences artistiques concernant son rôle. Enfin, Sean Connery a été le premier acteur envisagé pour prêter ses traits à Philippe de Macédoine, avant que Val Kilmer ne soit finalement engagé.



3. Un entraînement hors-du-commun !

L’acteur irlandais Colin Farrell, qui se glisse dans la peau d’Alexandre le Grand, ainsi que les principaux comédiens, ont subi un entraînement intensif de la part du conseiller militaire Dale Dye. Six semaines après que Farrell eut commencé seul l’entraînement, tous furent rassemblés dans un camp d’entraînement spécialement construit au Maroc pour l’occasion. Un long mois durant, ils durent acquérir les connaissances utiles touchant au maniement des armes : le glaive, le bouclier, l’arc et les flèches, la fronde, le javelot et la sarissa (lance d’environ six mètres de long). Ils durent en outre être initiés à la cavalerie, au port des étendards, à la phalange (formation stratégique inventée par Philippe de Macédoine et perfectionnée par Alexandre), et aux autres formations militaires antiques.

4. Un tournage aux quatre coins du monde

Le tournage d’Alexandre s’est déroulé aux quatre coins du globe. « Parce que c’est une sorte de « road-movie », Alexandre nous imposait de trouver des paysages correspondant à la Macédoine, la Perse, la Bactriane, la Sogdiane, l’Hindu Kush et l »Inde », explique le chef décorateur Jan Roelfs. L’équipe du film s’est ainsi rendue au Maroc et en Thaïlande pour les extérieurs, et dans les studios britanniques de Pinewood et Shepperton pour les intérieurs. En marge du tournage à proprement parler, Oliver Stone et son directeur de la photo Rodrigo Prieto sont en outre partis à Malte et dans l’Himalaya pour filmer des images de fond pour les effets visuels.

5. Deux projets pour une légende
En parallèle du Alexandre d’Oliver Stone, le cinéaste australien Baz Luhrmann a travailé lui aussi pour livrer sa vision de la vie du général macédonien. Dans sa version, il souhaitait réunir deux comédiens qu’il a déjà dirigés : Leonardo DiCaprio, son Roméo, dans le rôle d’Alexandre et Nicole Kidman, sa courtisane de Moulin Rouge, dans celui d’Olympias. Mais l’avancée du projet d’Oliver Stone a causé des retards de production de celui de Luhrmann avant qu’il ne soit définitivement enterré.



Cet article a trouvé sa source chez nos confrères Allo Ciné

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