Action coup de poing mercredi à Ecully, près de Lyon.

La Fédération nationale bovine (FNB) s’est félicitée mercredi 7 septembre qu’un accord ait été trouvé un peu plus tôt avec l’enseigne Carrefour, qui a souscrit à « l’intégralité des demandes de la FNB » dans le conflit l’opposant aux éleveurs bovins.

L’enseigne s’est engagée à présenter dans les rayons de tous ses magasins au moins 50 % de « cœur de gamme », autrement dit de la viande en provenance de bovins spécifiquement élevés pour leur viande et pas des vaches « de réforme », des vaches laitières trop âgées pour donner du lait, a expliqué Jean-Pierre Fleury, le président du principal syndicat d’éleveurs bovins.

Le prix de la viande révisé trimestriellement

Carrefour a aussi accepté de définir la rémunération des éleveurs en fonction des coûts de production, calculés notamment à partir d’un réseau de fermes de référence et d’un indice dit Ipampa prenant en compte l’ensemble des coûts de production de l’exploitation, dont la rémunération du producteur. « Ça c’est historique, cela ne s’était jamais fait jusqu’à ce jour avec une enseigne », a commenté M. Fleury.

Il a ajouté que le prix de la viande, qui n’est pas divulgué, sera révisé trimestriellement sur la base des coûts de production. La FNB avait organisé mercredi des actions dans toute la France pour protester contre l’enseigne Carrefour et son prix d’achat de la viande bovine, jugé trop bas pour couvrir les frais des éleveurs. Le syndicat a dit espérer que l’exemple de Carrefour soit suivi par les autres enseignes de grande distribution en France, qu’elle a menacées d’actions dans le cas contraire.

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