Annoncé lors de la conférence E3 2016 de Sony Interactive Entertainment, Resident Evil 7 : Biohazard est encore loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Logique, compte tenu que les développeurs de Capcom tiennent absolument à entretenir le mystère jusqu’au 24 janvier 2017, date à laquelle le jeu sera disponible sur Xbox One, PS4 et PC. Pour autant, ils ont bien voulu faire le déplacement au Tokyo Game Show 2016 en emmenant dans leurs valises une démo qui, cette fois-ci, permettait de faire connaissance avec la terrifiante famille Baker. Récit d’un rendez-vous flippant.

Resident Evil 7Il est encore trop tôt pour confirmer que Resident Evil 7 : Biohazard marque enfin le retour de la série à ses origines, mais cette rencontre avec les Baker nous a donné quelques sueurs froides que nous n’avions plus ressenties depuis un moment. La faute à la matriarche Marguerite qui nous poursuit dans cette maison angoissante située au sud des Etats-Unis, et dont les marmonnements incessants incitent à jouer avec la lumière allumée quand le PlayStation VR n’est pas vissé sur la tête. Dans la peau de Mia – la femme du personnage principal Ethan – l’objectif est clair : parvenir à s’échapper de la demeure sans se faire repérer par Marguerite. Après avoir insisté sur l’exploration et la récupération d’objets dans la première démo de l’E3 2016, les développeurs ont décidé cette fois-ci de mettre en avant la vulnérabilité du personnage – puisqu’il est dans l’incapacité de se défendre – qui n’a d’autre choix que de fuir. Dès que l’on repère une caisse ou un renfoncement afin de reprendre son souffle, on s’accroupit en priant pour que la maîtresse de maison ne regarde pas vers notre côté. Le jeu du chat et de la souris à la sauce Resident Evil 7 : Biohazard qui demande de connaître parfaitement les lieux, sous peine de se faire croquer la jugulaire. C’est d’ailleurs ce que l’on a regretté avec cette version, à savoir un goût pour le die & retry assez frustrant dans le sens où l’on aurait aimé qu’il existe plusieurs manières d’éviter Marguerite. Se cacher dans un placard aurait été une option intéressante par exemple, ou derrière une porte. Là, en quelque sorte, on se contente de suivre le chemin tracé par Capcom. On croise les doigts pour que l’expérience soit moins linéaire dans la version définitive, même si l’on comprend que les développeurs ont tenu à maîtriser le déroulement des événements pour mieux nous faire sursauter.
 

Il est encore trop tôt pour confirmer que Resident Evil 7 : Biohazard marque le retour de la série à ses origines, mais cette première rencontre avec les Baker nous a donné quelques sueurs froides que nous n’avions plus ressenties depuis un moment.

Resident Evil 7Quoi qu’il en soit, miser sur la vue subjective est sans doute la meilleure idée que les responsables de la franchise aient eue depuis longtemps. En effet, on renoue immédiatement avec les sensations qui ont permis aux premiers Resident Evil de marquer les esprits à tout jamais. Avec un champ de vision plus réduit que dans les derniers épisodes (on ne peut pas voir sur les côtés, à moins de tourner la tête/d’incliner le stick), le moindre grincement suspect met la pression et on avance avec la peur de se faire surprendre par une créature venue d’outre-tombe. Ajoutons à cela les portes qui se ferment toutes seules, les lumières qui se coupent, ou encore les ombres suspectent qui apparaissent et là, et vous obtenez un cocktail à rendre fou n’importe quel cardiaque. Comment se termine cette partie de cache-cache avec Marguerite ? Mal, car elle parvient quand même à nous attraper par les pieds alors que l’on pensait être à l’abri dans un passage souterrain. C’est à ce moment-là que l’on se retrouve attablé avec la famille Baker au complet : Marguerite donc, mais aussi le père Jack et le fils Lucas. Après qu’ils ont échangé quelques « amabilités » et dégusté les viscères disposés dans leurs assiettes, Jack s’intéresse plus sérieusement au cas du mari de Mia en lui proposant un met local. Face au refus de son invité, l’hôte décide alors de lui enfoncer le couteau dans la gorge. Le point final d’une démo qui – vous l’aurez compris – était jouable aussi bien avec le casque de réalité virtuelle de la PS4 que sur un téléviseur classique. En termes de qualité visuelle, le jeu fait le job sans pour autant être exceptionnel, sachant qu’il utilise le tout nouveau moteur RE. On est dans le même ton qu’un Silent Hills P.T., ce qui fera sans doute dire à certains que ce Resident Evil n’en est pas vraiment un finalement ; certainement le prix à payer pour redorer le blason d’une ancienne gloire.

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LA PEUR DANS LA PEAU

Resident Evil 7En attendant, Capcom se refuse toujours à dire si ces démos feront partie de Resident Evil 7 : Biohazard, où s’il s’agit uniquement d’une mise en bouche afin que les joueurs se fassent une meilleure idée de la direction dans laquelle ils souhaitent aller. C’est vrai que l’on commence à cerner à peu près la philosophie du jeu, même si l’on est curieux de voir à quoi ressembleront les affrontements ainsi que les vraies énigmes (celle de la démo était plutôt mignonne), deux piliers historiques dont ce nouvel épisode ne pourra bien évidemment pas se passer. Oui, on a déjà hâte d’être en 2017.


Notre degré d’attente