La dernière des 3 « écuries de 2010 » (*) est définitivement morte. En effet, la FIA a publié la liste officielle des écuries engagées pour le championnat 2017 et la petite écurie n’y apparaît pas.

Depuis la liquidation de l’écurie, il ne restait plus qu’un très très mince espoir de la voir renaître de ses cendres. Ainsi, un repreneur aurait pu racheter la coquille vide qui détenait encore la licence d’entrée pour 2017. En supposant que ce repreneur pouvait aussi reprendre l’usine et les prototypes déjà élaborés, et en supposant que la FIA accepte que l’écurie manque les 3 premières manches (maximum au-delà duquel l’écurie perdrait les droits des accords Concorde) on pouvait revoir l’écurie.

Las, la FIA enterre définitivement toute reprise miraculeuse. La liste ne comporte plus que 10 écuries et le site de la Formule 1, qui affichait encore l’écurie récemment, l’a supprimé. La fin d’une aventure cahoteuse qui montre que le « système F1 » a définitivement tourné la page des petites écuries, des « artisans » qui ne peuvent aligner plus de 100 millions de dollars par an de budget.

La faillite d’un système ultra-élitiste

Il faut dire qu’en forçant les écuries à faire tout le championnat, puis en limitant les essais libres, en demandant une fiabilité à toute épreuve, puis en passant à des moteurs turbo hyrbides techniquement intéressant mais totalement hors de prix (plus de 20 millions de dollars pour un moteur client NDLA), la FIA a favoriser les constructeurs et ceux qui peuvent réunir des budgets d’au minimum 150 millions d’euros. Quand on compare avec l’Indycar et ses budgets de 4 à 15 millions de dollars, on se dit que la F1 se perd dans sa démesure, non ?

(*) en 2009, la FIA et la F1 ont lancé un appel à candidatures pour 3 licences F1. Les 3 écuries étaient Hispania Racing F1 Team, Virgin Racing et Lotus Racing (Caterham F1). Toutes les 3 sont désormais du passé.

Source : FIA, illustration : Manor F1



Article tiré de l’excellent site Le Blog Auto