Gainsbourg (Vie héroïque) ce soir sur Ciné + Premier : Charlotte Gainsbourg pressentie, un conte plus qu’un biopic, réalisateur-dessinateur… Tout sur le film !
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De quoi ça parle ?

La vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu’au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier. Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l’avant-gardisme en a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.

1er film

Gainsbourg (vie héroïque) est le premier long métrage de Joann Sfar. Né en 1971 à Nice, celui-ci était jusqu’alors connu comme auteur de bandes dessinées, signant (seul ou au sein d’un collectif) plus de 150 albums en dix ans. Sa série la plus fameuse est Le Chat du rabbin, dont les premières aventures ont été publiées en 2002, et qui donna lieu à un film animé en 2011. Il faudra attendre 2015 pour que le metteur en scène signe un autre film en prise de vues réelles : La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil.

Looking for Serge…

La première idée de Joann Sfar a été de confier le rôle de Serge Gainsbourg à… la fille de celui-ci, Charlotte Gainsbourg. D’abord séduite, elle a finalement décliné cette proposition. Le réalisateur a ensuite pensé à Mathieu Amalric (qui a passé des essais), mais a renoncé à cette deuxième piste en raison de la trop grande notoriété du comédien. Le rôle de Serge Gainsbourg est finalement interprété par Eric Elmosnino, alors peu connu du grand public.

Un conte, pas un biopic

Grand fan de Gainsbourg, Joann Sfar ne souhaitait pas faire un biopic mais un film de fiction. Si les faits sont réels, la construction du long métrage tient plus du conte. Le réalisateur s’est inspiré de l’univers et des mots du chanteur plus que de son histoire. En effet, Serge Gainsbourg fait partie de l’imaginaire de Joann Sfar depuis son plus jeune âge :  » Dans les disques et les magazines de ma maman, Gainsbourg était partout. J’ai grandi entouré de ça (…) » C’est donc tout naturellement qu’en 2006, lorsque le producteur Marc du Pontavice lui propose de réaliser un film, Sfar lance l’idée d’un long métrage sur Serge Gainsbourg, en précisant : « Ce ne sont pas les vérités de Gainsbourg qui m’intéressent mais ses mensonges. » 

Jane Birkin insistera d’ailleurs pour que sous le titre du film figure la mention « Un conte de Joann Sfar », pour appuyer sur le fait que les dialogues et les situations ne sont pas forcément authentiques, même s’il est question de personnes qui ont réellement existé.

Un réalisateur – dessinateur

Joann Sfar a dessiné tous les costumes du film avec ses costumières et a participé à la création des décors. Le dessinateur en tire d’ailleurs une grande fierté. « J’adore cette idée que la mode française ne soit pas futile. C’est une manière d’amener une proposition graphique, comme on le ferait pour un Opéra ou une pièce de théâtre. J’aime le fait qu’un costume soit dessiné, et j’ai adoré le faire et passer au réel puisque ça fait 15 ans que je fais du dessin. »

Auréolé de prix

Gainsbourg (vie héroïque) a été récompensé par 3 César lors de la 36ème édition. Le César de meilleur acteur pour Eric Elmosnino, de la meilleure première œuvre pour Joann Sfar et également du meilleur son pour Daniel SobrinoJean Goudier et Cyril Holtz.

Elmosnino, dont la carrière a littéralement explosé juste après ce film, a également reçu le Swann d’or du meilleur acteur lors du Festival de Cabourg ainsi que 2 Etoiles d’Or (1er rôle masculin et révélation masculine) lors des Etoiles d’Or de la Presse du Cinéma Français de 2011.

Un petit « Merci Qui ? » pour la route ?

Merci Qui ? Emissions Bonus

 



Cet article a trouvé sa source chez nos confrères Allo Ciné