Sage Karam est un « ex-futur » de l’Indycar. Malgré un come back raté en 2016, le pilote Lexus en IMSA y croit encore. L’Américain va ainsi retrouver Dreyer & Reinbold aux prochaines 500 miles d’Indianapolis.

Sage Karam a connu une ascension météorique. Il débuta sa carrière, en 2010, par une OPA hostile sur l’US F2000 : 9 victoires en 12 courses ! Andretti Autosport le conserva en Pro Mazda. Il s’y révéla en 2012, lorsqu’il ridiculisa le favori Connor de Phillippi. En 2013, il s’imposa en Indy Lights, avec Sam Schmidt, lors de l’ultime manche. Ce titre lui valut un budget pour les seuls 500 miles d’Indianapolis 2014. Un test avec Bryan Herta ne déboucha sur rien. Chip Ganassi lui offrit un volant, mais en prototype. A 19 ans, il réalisa des débuts honnêtes en « caisse à portes ». Surtout, à « Indy », avec Dreyer & Reinbold, il effectua une remontée d’anthologie.
En 2015, Ganassi lui offrit un baquet d’Indycar, en time share avec Sebastian Saavedra. Le Graal, enfin. Karam se fit remarquer en mal. Un carton avec Takuma Sato lors du premier tour des 500 miles d’Indianapolis. Un podium dans l’Iowa, obtenu alors qu’Ed Carpenter l’accusa d’avoir bouchonné. Un tête-à-queue (sur commande ?) à Mid-Ohio. Et surtout, à Pocono, il se crash alors qu’il était en tête. Justin Wilson prit l’un des débris, avec des conséquences fatales. Le paddock était unanime : Karam était un danger public.
Il revint discrètement, avec Dreyer & Reinbold, aux 500 miles d’Indianapolis 2016. Après des qualifications modestes, il se paya le mur au début de l’épreuve.

Aujourd’hui, Karam est pilote Lexus en IMSA. Durant le mercato de l’Indycar, son nom n’a jamais été évoqué. A bientôt 22 ans, il rempile chez Dreyer & Reinbold pour les 500 miles d’Indianapolis. Il compte bien renouveler son exploit de 2014 et taper dans l’œil d’un manager. Rien n’est jamais joué… Après trois saisons de purgatoire, JR Hildebrand ne vient-il pas de retrouver un temps plein chez Carpenter ?

Crédit photo : GM



Article tiré de l’excellent site Le Blog Auto