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Dans l’espace personne ne vous entendra plagier.

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En ces temps où Hollywood multiplie les remake, reboot et autres prequel jusqu’à l’overdose, Life : Origine inconnue avait tout pour nous exciter. Un film de SF basé sur un scénario original, avec un casting plutôt cool (Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds), c’est ce que demande le peuple, non ?

Puis, dès la première bande-annonce ce fut la douche froide. Malgré l’utilisation maline du grand discours de JFK sur la conquête spatiale, on réalisait en quelques plans que le film ressemblerait plus à un sous Alien saupoudré de The Thing qu’à un chef d’œuvre de SF à portée philosophique.

De fait, Life est un peu un anti-Premier Contact. Dans le film de Denis Villeneuve, on avait, chose rare, affaire à des extra-terrestres bienveillants. Leurs vaisseaux étaient massifs et flippants comme dans Independence Day sauf qu’ils n’avaient pas traversé l’univers pour nous détruire, mais pour communiquer avec nous. 

Dans Life, donc, c’est l’Homme qui va chercher l’alien. Un alien endormi, ramené de Mars dans des échantillons qui doivent être examinés, par précaution, sur la Station Spatiale Internationale. Ce n’est qu’un être cellulaire au départ, mais une fois réveillé et nourri, il reprend vie, croit à toute vitesse et révèle rapidement ses incroyables propriétés : Calvin (car oui il est baptisé avec un prénom cool) est composé de cellules multi-usages, qui peuvent aussi bien servir de neurones ou de muscles. Et non ce n’est pas bon signe.

Passé la déception scénaristique (et la consternation de voir le scientifique, comme dans Prometheus, trouver trop mignon cet alien menaçant), que vaut donc Life en tant qu’expérience cinéma ? Soyons honnête, le film est un modèle de survival spatial, à la réalisation hyper efficace. Passée l’exposition, on plonge pour 1h30 de stress et, cramponné à notre siège, on oublierait presque que cette histoire nous a déjà été racontée une dizaine de fois.

Il faut aussi saluer le travail de Daniel Espinosa, ex-réalisateur prometteur qui assume-là son statut de cinéaste de commande. Sans atteindre la grâce d’un Gravity, Life est techniquement malin, et les personnages, filmés en studio avec des câbles, ont vraiment l’air d’évoluer dans un environnement sans apesanteur.

Finalement, la vraie innovation du film est de ne pas nous transposer à des années-lumière de la Terre dans un futur improbable, mais bien à quelques centaines de kilomètres au-dessus de nos têtes et dans le présent, en nous proposant un scénario hyper crédible scientifiquement puisqu’une collecte d’échantillons du sol martien est programmée pour 2020 par la NASA. Autant dire qu’on n’est plus dans l’anticipation que la SF pure.

A défaut d’inventer ou de révolutionner le genre, Life a le mérite d’être un divertissement efficace, aussi oubliable que palpitant. Une petite toile sympathique qu’il n’est pas interdit d’apprécier… ni d’ignorer.   



Article ayant pris sa source chez nos confrères Première Cinéma