Raging Bull

Extrait de l’interview de l’acteur à l’époque de la sortie du film de Scorsese en 1981

Robert De Niro parle de Raging Bull

Concours : Gagnez la nouvelle caméra d’action Midland H360

Fast & Furious 4 : L’interview « Salut, biloute ! » de Vin Diesel, Paul Walker, Michelle Rodriguez…

« La Grande Vadrouille a anobli la comédie française »

Rebelle : un duel mère/fille épique qui fait écho au rachat de Pixar par Disney

Star Wars : pour Rian Johnson, The Last Jedi est au singulier

Carrie Fisher ne sera pas dans l’Episode 9 de Star Wars

Fast and Furious 5 : L’interview vérité de Vin Diesel et Dwayne Johnson

Tout ce qu’on a appris sur Star Wars : Les Derniers Jedi

Première bande-annonce de Star Wars : Les Derniers Jedi

C’est Robert De Niro qui apporta l’autobiographie de Jake La Motta à Martin Scorsese, alors qu’ils étaient en pleine préparation de Taxi Driver. Mardik Martin, le scénariste, met deux ans à écrire le traitement qui atterrit sur la table de Scorsese juste avant le tournage de New York, New York. Lequel scénario sera restructuré par Paul Schrader, déjà scénariste de Taxi Driver. A l’arrivée, Raging Bull, un des chefs d’œuvre de Scorsese, un film qui envisage la vie du boxeur comme une parabole biblique, nommé huit fois aux Oscars et diffusé ce soir sur France 5 à 20h50, dans le cadre de la soirée Place au cinéma présentée par Dominique Besnehard.

Adepte de l’immersion et de l’implication physique totale, De Niro prend 30 kilos pour le rôle du boxeur qui vainquit Marcel Cerdan sur le ring et s’entraîne six mois avec La Motta qui estime qu’il aurait pu prétendre à un honnête poids moyen professionnel à l’issue de son entraînement. Ce à quoi il peut prétendre, surtout, c’est à l’Oscar du meilleur acteur, qu’il remporte logiquement en 1981.

Les films de Martin Scorsese classés du pire au meilleur

Extraits d’un entretien avec Robert De Niro par Henry Béhar réalisé pour Première en mars 1981 dans lequel il revient sur l’importance de l’implication physique pour un rôle.

« Le livre avait une certaine force, et quelque chose de triste dans cette ascension, au plus haut, et puis cette chute, au plus bas… Et puis il y avait ce problème de poids. Je suis très intrigué par les problèmes physiques. »

« J’aurais pu tricher ? Je ne sais pas, je ne peux pas. J’ai besoin de goûter complètement à l’expérience d’une transformation ! Les éléments physiques sont importants pour moi. L’idée de prendre du poids, de la détérioration physique… C’est si fort, visuellement, si graphique, surtout au cinéma, que vous n’avez plus besoin d’expliquer quoi que ce soit, c’est là devant vous… Je suis plus un homme du ‘comment’ qu’un homme du ‘pourquoi’. C’est ma nature, je présume. »

« J’étais plus lourd. Je me sentais plus lourd. J’avais du mal à respirer, du mal à marcher. Mon souffle était plus court, donc mon élocution plus hachée. J’avais du mal à lacer mes souliers. Mes cuisses étaient trop grosses, et frottaient l’une contre l’autre, ce qui affectait ma démarche. Mes jambes, mes pieds avaient du mal à supporter mon poids. »

« Mais il y a des choses qui s’imposent d’elles-mêmes, physiquement. Un nez cassé, un poids, une configuration… Cela dit, il est très possible que je perçoive, dans la rue, un élément de physique ou de comportement qui m’intrigue assez pour que je suive la personne quelques temps. Un élément auquel je n’aurais pas pensé et je me dis : « Tiens, si j’essayais ».

Raging Bull de Martin Scorsese est diffusée ce soir à 20h50 sur France 5

 



Article ayant pris sa source chez nos confrères Première Cinéma