Comment marier l’automobile au camping, sans pour autant trop en subir les inconvénients ? VW propose une solution intéressante avec le Volkswagen California, un Transporter T6 transformé en véhicule de loisir. Nous nous sommes rendus en Norvège, sur les îles Lofoten pour l’éprouver.

Style extérieur et intérieur

Le California, c’est une base de véhicule utilitaire, qui peut, selon les désirs de chacun, servir aux artisans, au transport de personnes, ou donc, aux loisirs quand il porte ce nom. Dès lors, esthétiquement, il ne peut pas ressembler à autre chose…qu’une camionnette. Toutefois, il s’apparente à une Volkswagen en en reprenant les codes visuels, à l’image de la calandre, et des feux qui sont typiquement maison. Néanmoins, on remarquera au premier coup d’œil sur la partie droite le auvent que l’on peut déployer pour s’abriter du soleil quand on est stationné.

Une fois n’est pas coutume, il y a beaucoup de choses à dire sur l’intérieur, et bien entendu sur sa modularité. À l’avant, nous sommes installés exactement comme dans tous les Transporter. Sauf que là, les sièges peuvent se retourner pour faire face à la large banquette. Cette dernière peut recevoir deux occupants confortablement. En plus, il est possible de monter une table amovible pour faire un petit coin salon/salle à manger. Dans ces conditions, on peut charger beaucoup de chose dans le coffre et dans les placards de l’habitacle, astucieusement positionnés dans le prolongement du petit frigo et des plaques de cuisson. Pour tout vous dire, il y a tellement de logements, que nous avons oublié des effets personnels.

Vie à bord

Qu’en est-il du couchage ? Tout d’abord, les individus. Votre serviteur d’1m70, et son accompagnant d’1m90. Ainsi, la nuit nous a poussés à transformer le véhicule en chambre twin. Tout d’abord, il faut ranger nos affaires pour faire de la place, ce qui peut prendre du temps, si on ne veut rien stocker dehors. On met à plat le dossier de la banquette en un tournemain, et on déroule par dessus le sur-matelas qui en temps normal tapisse le plateau du coffre.

Et voici un premier lit de fait ! Pour le second, il faut tout d’abord lever la toile de tente rangée au-dessus de nos têtes. On défait les verrous qui la tiennent en place, et on la soulève facilement. La tâche peut être aussi électrique. Oui, en prenant appui sur le siège avant, notre grand camarade s’est mis au-dessus, en se reposant sur un vrai sommier à lattes. Rien à dire sur la qualités des couchages, qui sont véritablement de qualité. Une climatisation réversible, branchée sur une batterie auxiliaire, permet de passer toute la nuit dans le confort. Simplement, on ne peut que recommander les bouchons d’oreilles, pour mieux s’isoler des bruits extérieurs, et notamment le vent si vous êtes en territoire hostile. Il y a même un réservoir d’eau potable pour la vaisselle.

Au volant

Ce qu’on apprécie, c’est qu’à cause de son encombrement de camionnette, on peut se garer sur presque tous les parkings extérieurs, et également même certains souterrains. On se rapproche donc peu ou prou d’une grande voiture, d’un grand monospace. En outre, elle se conduit comme telle. C’est-à-dire qu’on peut la mener à une vitesse tout à fait usuelle, grâce au moteur TDI de 150 ch de notre version, qui fait le job dans toutes les situations.

En effet, on peut rouler largement à vitesse autoroutière sans gêner le flot de la circulation comme le font parfois, malgré eux, les campingcaristes ou les convois de caravanes. Même sur les routes de montagne, le couple généreux ne nous transforme pas en chicane roulante. On peut se permettre de dépasser des semi-remorques sans peur. Cependant, on ne jouera pas les Fangio dans les courbes, ça tombe sous le sens. Non pas à cause d’un châssis qui ne le permettrait pas, mais surtout pour éviter de mettre en péril toutes vos affaires.

Conclusion

C’est la force du California, sa capacité à se conduire comme une camionnette conventionnelle avec des performances normales, en offrant des prestations de campeur. Le revers, c’est du coup l’absence de possibilité de coin « salle de bains ». Mais, il offre plus de largesses en termes d’évasion, avec moins de contraintes de placement sur la voie publique.

Question coût, il faut compter de 10 à 14 litres aux 100 km sur les liaisons suivant la charge. Il nous parait idéal pour des expéditions de weekend. Il peut être un bon compagnon de vacances, mais il faudra quand même trouver une douche de temps à autres. Parfait pour deux ou une petite famille, mais un poil juste pour 4 adultes et leurs affaires.

Quant aux tarifs, ils font le grand écart. Suivant le choix de motorisation et de configuration, ils s’étalent de 44 700 à 73 170 €.

+ Encombrement
Puissance
Equipements
Douche extérieure
Volkswagen California TDI 150
Moteur
Type et implantation 4 cylindres Turbo Diesel
Cylindrée (cm3) 1968
Puissance (ch) 150
Couple (Nm) 340
Transmission
Roues motrices Avant
Boîte de vitesses 7 rapports
Châssis
Suspension avant NC
Suspension arrière NC
Freins NC
Jantes et pneus NC
Performances
Vitesse maximale (km/h) 175
0 à 100 km/h (s) 14,6
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)
Cycle extra-urbain (l/100 km)
Cycle mixte (l/100 km) 6,5
CO2 (g/km) 171
Dimensions
Longueur (mm) 4904
Largeur (mm) 2297
Hauteur (mm) 1990
Empattement (mm) 3000
Volume de coffre (l)
Réservoir (l)
Masse à vide (kg) 2438

Crédit photo : Volkswagen



Article tiré de l’excellent site Le Blog Auto