Des utilisateurs de Bithumb, la plus grande place de marché de crypto-monnaies au monde, ont intenté un recours collectif à la suite d’une panne de serveur coûteuse survenue le 12 novembre. Malgré une durée de tout juste 90 minutes, la panne aurait coûté des millions de dollars aux traders, survenant au plus fort de la frénésie du trading de la monnaie Bitcoin Cash. Un des clients s’est plaint d’avoir perdu 250 millions de won (194 000 €) dans le chaos.

Alors que le bitcoin cash affichait de nouveaux records dimanche, atteignant des sommets sans précédent avant de chuter brusquement, les traders de Bithumb, qui participaient au rallye de la monnaie, n’ont pu observer qu’avec frustration la fluctuation phénoménale une fois la plateforme de trading coupée.

La colère des négociants concernés était telle que la police a été envoyée à l’extérieur du quartier général de Bithumb à Séoul lundi matin par précaution. Le Korea Times cite un représentant du Bithumb:

“Nous discutons de mesures d’indemnisation des investisseurs. Nous assumerons nos responsabilités légales et sociales sur cette question.”

La police s’est rendue sur les lieux après que des clients de Bithumb aient protesté

Ce n’est apparemment pas suffisant pour certains traders, qui sont encore en colère après avoir manqué les profits qui auraient pu être réalisés sur les fluctuations du BCH. La bourse, qui représente environ 75 % du volume total des échanges sud-coréens, a été frappée par une action en justice intentée par environ 3 000 clients concernés par cette panne de serveur.

La base de l’action en justice des traders concernés découle du fait que Bithumb ait été précédemment touché en Juin, lorsque le Ripple était similairement victime d’une très forte fluctuation de son cours. Selon les auteurs de ce recours, il existerait des problèmes majeurs avec les serveurs de la plateforme, qui n’auraient pas encore été corrigés et auraient entraîné cette nouvelle coupure.

L’action en justice soulève des questions quant aux obligations des bourses et à la question de savoir si elles peuvent être tenues responsables des temps d’arrêt causés par un volume de transactions anormalement élevé ou d’autres facteurs externes.

En juin, un recours collectif a été intenté en Floride après que l’échange de Kraken ait été inondé par les attaques DDoS, ce qui aurait coûté jusqu’ à un million de dollars aux traders. À la suite de cet incident, Kraken à décider de retirer des fonctions avancées de sa plateforme. Souvent, ces poursuites se règlent à l’amiable, les demandeurs déposant une plainte officielle pour obliger le défendeur à payer une indemnisation rapide.



Relayé par CryptoActu